Le samedi 5 mars la quintuple championne du Mali a décroché avec brio son grade
de ceinture noire, 4è dan.
À 29 ans, la promotrice du dojo Tiama’s club entre
ainsi dans le cercle très restreint des combattantes de taekwondo ayant réussi
à réaliser un tel exploit.
«Je suis très heureuse d’avoir obtenu ce grade de
ceinture noire, 4è dan.
Ce nouveau grade vient couronner plusieurs années de
travail et de persévérance, j’en suis très fière», a réagi Aïda Tiama, après la
proclamation des résultats.
«Je remercie ma famille, sans son soutien, je
n’allais peut-être pas arriver à ce stade», a ajouté la promotrice de Tiama’s
club.
«Cette ceinture noire, 4è dan, insistera-t-elle, représente beaucoup de
choses pour moi.
Je lance un appel à toutes les femmes de s’intéresser aux
activités sportives.
Mon souhait est d’obtenir la ceinture noire, 5è dan comme
ma sœur, Maître Fatoumata Toumani Diallo.
Je voudrai voir plus de femmes sur le
tatami. Je suis jalouse de voir toujours des hommes sur les podiums».
«Je rêve de revoir le taekwondo féminin du Mali sur le toit
du monde, comme l’a fait Daba Modibo Keïta.
Notre pays regorge de jeunes
athlètes talentueuses qui ne demandent qu’à être encadrées et suivies.
Je suis
optimiste pour l’avenir du taekwondo féminin du Mali», a dit Aïda Tiama qui a
commencé sa carrière au dojang club de la paix à Badalabougou en 2004.
De 2009
à 2013, elle a régné sur la discipline au niveau national, totalisant cinq
titres de championne.
Titulaire d’un diplôme universitaire de technologie (DUT)
en transit, Maître Aïda Tiama pratique également le sambo et est détentrice
d’un diplôme d’arbitre.
Après sa retraite, la multiple championne du Mali a
créé un centre d’entraînement baptisé Tiama’s club pour, indique-t-elle,
«soutenir l’éducation des jeunes et promouvoir la quiétude».
Le centre se
trouve aux 1008 Logements et compte aujourd’hui, près de 200 pensionnaires,
tous âges confondus.
«L’objectif principal est l’éducation des enfants à
travers les vertus des arts martiaux. La création de ce centre traduit ma
volonté d’aider les jeunes».
Après le
centre Tiama’s club, Aïda Tiama a lancé l’Association femmes pratiquantes
d’arts martiaux (AFPAM) en 2020.
Cette association existe un peu partout au
Mali, assure la promotrice et «se porte bien depuis sa création».
Actualité
oblige, Maître Aïda Tiama s’est prononcée sur la Journée internationale des
femmes célébrée chaque année le 8 mars à travers le monde.
«Dans le sport, on
constate que les femmes et les hommes ne sont pas traités sur un pied
d’égalité.
Nous voulons que cette discrimination cesse et j’exhorte les femmes
à se battre pour faire valoir leurs droits. La célébration de cette Journée
internationale est très importante pour les femmes, surtout les sportives. Nous
devons montrer l’exemple à nos sœurs», a souligné Maître Aïda Tiama.
Djeneba BAGAYOGO
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