Cette formation permettra aux diplômés de s’insérer plus facilement dans la vie active, de créer des emplois et réduire du coup la pauvreté
Les travaux ont été lancés par le ministre de tutelle, Pr Bouréma Kansaye, en présence de son collègue de l'Élevage et de la Pêche, Youba Ba, et du recteur par intérim de l'Université de Sikasso, Badié Diourté.
La
rencontre réunissant notamment des experts du domaine et les représentants de
l'Ordre des vétérinaires durera cinq jours. Les participants auront la tâche de
préciser les conditions d'accès des étudiants à la Faculté des sciences
agronomiques et vétérinaires dont relève la filière. Il s’agirait également
d'identifier les enseignants susceptibles d'assurer les cours et de déterminer
le régime d'études.
Le
ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a souligné
que la décision d'opérationnaliser cette faculté intervient à un moment où le
Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta a décrété l'année
2025-2026 comme celle de l'éducation et de la culture. Pr Bouréma Kansaye a
aussi affirmé que des enquêtes menées auprès des services techniques de la
Région de Sikasso ont prouvé que cette faculté peut être opérationnelle. Il a
indiqué que sa formation permettra aux diplômés de s’insérer plus facilement
dans la vie active, de créer des emplois et réduire du coup la pauvreté.
Pour
sa part, le ministre de l'Élevage et de la Pêche a insisté sur la nécessité et
l'urgence de rendre opérationnelle cette école vétérinaire si on se réfère à la
place capitale qu'occupe l'élevage. Notre pays dispose du 2è cheptel de
l’Afrique de l’Ouest et du 1er de l’Union économique, monétaire ouest africaine
(Uemoa).
Youba
Ba a également fait savoir qu'il était temps que notre pays forme sur place,
sur ses propres terres, avec ses propres moyens, les cadres de haut niveau qui
vont protéger, valoriser et transformer cette richesse. Il a souligné que les
documents qui seront validés, à l'issue de cet atelier, devront être alignés
sur les standards de l’Organisation mondiale de la santé animale (Omsa) et de
l’Uemoa.
Quant
au choix de Sikasso, le chef du département en charge de l'Élevage, l’a
justifié par le fait que la Cité du Kénédougou est la première région agricole
du pays et rapproche la formation du terrain, de l’éleveur, du laboratoire.
L’Ordre
des vétérinaires a salué la décision d'opérationnaliser cette faculté des
sciences agronomiques et vétérinaires. Son président, Dr Oumar Macki Tounkara,
a rappelé que son organisation s’est toujours battue pour la création d'une
école supérieure des vétérinaires au Mali. Et d’inviter la jeunesse à être à la
hauteur des attentes liées à cette initiative des autorités de la Transition.
Faut-il préciser que la première pierre de l’Université de Sikasso a été posée en juillet 2024 à Gongasso à une trentaine de kilomètres de Sikasso. Les travaux de construction connaissent une grande évolution. À la date d'aujourd'hui, l’institution est opérationnelle à travers l’Institut universitaire pour le développement rural (IUDR).
Mohamed DIAWARA
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