La cérémonie a été marquée par la présence du ministre d’État, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général de corps d’armée Ismaël Wagué, ainsi que des représentants du corps diplomatique et des organisations internationales. Cette 32è commémoration, appelée « Kwibuka 32 », était placée sous le thème : « se souvenir-bâtir-ensemble ». Elle vise à sensibiliser l’opinion publique internationale sur le génocide perpétré contre les Tutsis afin d’éviter qu’il ne tombe dans l’oubli et de lutter contre le négationnisme.
La présidente de la communauté rwandaise au Mali, Alida Faraya, a indiqué qu’en ce jour de recueillement, les participants se réunissent pour se souvenir de plus d’un million de vies innocentes brutalement arrachées durant le génocide contre les Tutsis. Selon elle, cette journée est également un moment de solidarité envers les survivants qui, malgré une résilience admirable, continuent de porter le poids de la perte de leurs proches et des traumatismes du passé.
« Se souvenir, c’est rendre hommage aux disparus, mais c’est aussi transmettre la vérité aux générations présentes et futures afin que jamais, de telles atrocités ne se reproduisent, ni au Rwanda, ni ailleurs dans le monde », a indiqué Alida Faraya. Prenant la parole, la coordonnatrice résidente du système des Nations unies au Mali, Hana Singer, a rappelé qu’il y a 32 ans, le Rwanda a connu l’une des tragédies les plus effroyables de l’histoire contemporaine.
« En seulement 100 jours, plus d’un million d’enfants, de femmes et d’hommes ont été massacrés avec une brutalité inimaginable. Les victimes étaient des Tutsis », a souligné Hana Singer. D’après elle, cette journée internationale de réflexion sur le génocide des Tutsis au Rwanda est l’occasion d’honorer la mémoire des victimes ainsi que le courage et la résilience des survivants.
« Le génocide ne commence pas avec les machettes. Il commence avec les mots. Il commence lorsqu’on accepte que certains êtres humains valent moins que d’autres. Il commence avec l’indifférence, le silence et l’inaction », a déclaré Hana Singer, estimant que ce devoir de mémoire doit pousser la communauté internationale à agir davantage pour prévenir la haine, protéger les civils et défendre la dignité humaine avant qu’il ne soit trop tard.
De son côté, l’ambassadeur du Rwanda au Mali a rappelé que le génocide perpétré contre les Tutsis en 1994 ne fut pas un éclair dans un ciel serein. « Il fut une longue nuit préparée dans l’ombre, faite de mots empoisonnés, de mensonges répétés et de haine patiemment semée dans les esprits », a affirmé Festus Bizimana, soulignant qu’avant les massacres, il y a eu la déshumanisation et l’indifférence.
« Aujourd’hui, nous nous souvenons de plus d’un million de vies fauchées, de destins brisés et de regards éteints trop tôt, en l’espace de cent jours qui ont bouleversé à jamais l’histoire du Rwanda », a déploré l’ambassadeur du Rwanda. Festus Bizimana a salué la solidarité du Mali envers le peuple rwandais et exprimé sa gratitude au gouvernement et au peuple maliens pour leur fraternité et leur hospitalité.
S’adressant aux survivants du génocide, il a ajouté : « vous qui portez en vous l’indicible, vous qui transformez chaque jour la douleur en courage silencieux, recevez aujourd’hui notre respect le plus profond. Votre force est une leçon pour l’humanité ».
Pour sa part, le ministre d’État, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général de corps d’armée Ismaël Wagué, a, au nom du Président de la Transition, du gouvernement et du peuple malien, exprimé son estime et son amitié profondes au peuple frère du Rwanda. Le ministre Ismaël Wagué s’est incliné devant la mémoire des victimes tout en exprimant sa solidarité aux survivants et aux familles endeuillées.
« Le génocide contre les Tutsis constitue l’une des pages les plus sombres de l’histoire contemporaine. Il met en lumière les conséquences dévastatrices de l’idéologie de haine, de l’extrémisme et de la défaillance collective face à l’impératif de protection des populations civiles », a souligné Ismaël Wagué. Il a réitéré l’attachement du Mali aux principes consacrés par la Charte des Nations unies, notamment la promotion de la paix, le respect de la dignité humaine et la prévention des conflits.
Le ministre Wagué a également rappelé que le Mali souscrit pleinement à la Déclaration de Kigali pour la prévention du génocide, adoptée le 9 avril 2026 lors de la conférence internationale pour la prévention du génocide.
La cérémonie a été marquée par la projection du témoignage poignant d’une rescapée du génocide contre les Tutsis. Elle a raconté les souffrances vécues alors qu’elle n’avait que 14 ans au moment des massacres perpétrés au Rwanda en 1994.
Ibrahim THIAM
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