Des gagnants recevant leurs tableaux des mains du ministre Wagué
Hier, 30 jeunes ont participé à un Master class sur l’Intelligence artificielle (IA) et un mini concours musical dans les locaux de l’Institut de formation professionnelle aux métiers de la sécurité sociale sis au Quartier du fleuve. Les participants repartis en 9 groupes ont été mis en compétition pour composer une chanson avec l’IA dénommée «voix de la réconciliation».
À la cérémonie d’ouverture, le directeur général de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) a indiqué que toute initiative de développement serait vouée à l’échec si elle n’a pas de soubassement fondé sur la culture. Pour Ousmane Karim Coulibaly, la culture est l’identité d’une nation et nous avons cet avantage au Mali d’avoir une identité multiculturelle. Cette session a permis de former les participants à composer de la musique avec l’IA. Une musique alignée sur nos traditions notamment dans nos langues nationales et officielles.
Pour le formateur, médecin-Colonel-major Ousmane Ly, une dizaine de langues ont été choisies notamment le Bamanankan, le Fulfuldé, le Tamasheq, le Soninké… en fusionnant les sonorités de nos instruments traditionnels comme la kora, le balafon… pour la simple raison qu’on a un corpus de dictionnaire de ces langues qui existent sur les outils de l’IA. Les participants ont composé leurs chansons dans les langues à travers un outil pour générer de la musique.
S’exprimant sur le choix de l’IA, le médecin-Colonel-major Ousmane Ly a soutenu que nous sommes dans un monde en plein développement et changement. Pour cela, a-t-il ajouté, il est nécessaire que nous comprenions et maîtrisions l’IA. Car, a-t-il expliqué, cette nouvelle technologie nous dominera et ce n’est pas une option. «C’est la raison pour laquelle, nous travaillons à vulgariser l’utilisation de l’IA pour que les gens comprennent les limites de l’intelligence», a justifié l’officier supérieur. Avant d’ajouter que l’intervention de l’intelligence humaine reste encore capitale, prévenant toutefois que l’IA va servir ceux qui la maîtrisent et sera une catastrophe pour ceux qui ne la maîtrisent pas.
La cérémonie de clôture de cette activité tenue à l’ex-Cres de Badalabougou a enregistré la présence du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général de corps d’armée Ismaël Wagué. C’était en présence de ses collègues chargés de l’Enseignement supérieur, Pr Bouréma Kansaye et des Affaires religieuses, Dr Mahamadou Koné. Les différentes compositions musicales ont été présentées devant un jury mixte composé des membres du Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté, de l’INPS et de Robots Mali.
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a indiqué que cette initiative, inédite dans notre pays, a permis à des jeunes de montrer que la paix peut se chanter, se jouer et se construire, en reliant nos patrimoines musicaux ancestraux aux technologies d’avenir.
Selon Pr Bouréma Kansaye, cette formation n’est pas seulement un concours musical. Mais une rencontre entre la tradition et l’innovation, la mémoire et l’avenir, la culture et la technologie. D’après lui, c’est la preuve que le Mali, au cœur de l’Alliance des États du Sahel, sait puiser dans ses racines pour bâtir des voies nouvelles vers la paix, la réconciliation et l’intégration sous-régionale.
La journée a pris fin par la remise des prix aux lauréats. Le premier prix «voie de la réconciliation» a été remporté par le groupe 3 avec une composition en cinq langues. Le second prix est revenu au groupe 4 dont la composition était en langue Bamanankan. L’équipe 1 a décroché le dernier prix avec une chanson en Fulfuldé. Les heureux gagnants ont reçu leurs tableaux des mains des ministres.
Mariétou KOITE
L’événement va réunir des experts chercheurs, des décideurs publics, des représentants des entreprises minières et énergétiques, mais aussi des institutions de formation. Les participants viendront de la Russie, du Maroc, des pays de l’AES et de la sous-région.
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