Les travaux de la phase nationale du Forum national sur la justice ont été lancés, jeudi 30 octobre au Centre international de conférences de Bamako (CICB), par le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga. C’était en présence des membres du gouvernement dont le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué et plusieurs invités.
Organisé par le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, ce forum de deux jours réunit 200 participants, issus des acteurs de la chaîne judiciaire, de la société civile. Il permettra d’échanger sur les problèmes fondamentaux du secteur de la justice et de proposer des pistes de solutions pour bâtir une justice plus efficace, moderne, intègre, respectueuse des Droits de l'Homme et répondant aux aspirations de la population. Il a pour objectif de définir et de partager une vision commune du service public de la Justice.
Au cours de la rencontre, les participants débattront sur des thèmes relatifs aux conditions de distribution de la justice; la restauration de la confiance des citoyens en la justice et les perspectives de développement du secteur. Aussi, les thématiques sur les défis de la justice pour la paix et la stabilité sociale; la gestion pénitentiaire, les droits de l’Homme et la dimension «justice et culture» seront également abordées.
Le président de la commission d’organisation de ce forum et secrétaire général du ministère en charge de la Justice, Boubacar Sidiki Diarrah a souligné qu’il se tient à un moment charnière marqué par le renouveau de la Justice et la refondation de l'État.
Parlant de la phase régionale qui s’est tenue le mois dernier, il a relevé qu’à l’issue de ces rencontres préparatoires au Forum au total 322 recommandations ont été formulées par les participants. Pour Bamako on retient 156 recommandations,73 pour Kayes et 95 pour la Région de Mopti.
Le Premier ministre a indiqué que la justice représente aujourd’hui l’une des aspirations les plus profondes et les plus légitimes du peuple malien. En effet, le Général de division Abdoulaye Maïga a rappelé qu’après des années marquées par l’instabilité, les crises sécuritaires, la corruption et l’impunité, les citoyens maliens ont exprimé de façon unanime lors des différentes consultations nationales, leur soif de vérité, d’équité, de justice et de respect de leurs droits fondamentaux.
Qu’il s’agisse, a-t-il poursuivi, des Assises Nationales de la Refondation, du Dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale, lors de l’élaboration de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, notre peuple n’a cessé de renouveler son souhait ardent d’une justice indépendante, transparente et impartiale, où chaque citoyen est traité de manière égale devant la loi.
Pour le patron de l’administration malienne, les recommandations du Forum devront permettre de consolider les importants acquis et moderniser l’appareil judiciaire pour le hisser à la hauteur des enjeux et des défis contemporains.
À cet égard, il a annoncé que le gouvernement veillera à ce que les recommandations issues de ce Forum soient examinées avec le plus grand intérêt dans le but de les traduire en actions concrètes pour l’essor et le développement du secteur judiciaire de notre pays.
Mariétou KOITE
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