La rencontre a permis de recueillir les avis des acteurs concernés
C’est dans ce cadre que l’atelier national de validation du rapport provisoire de la mission d’évaluation de la mise en œuvre de la PNT et d’élaboration d’un nouveau plan d’action s’est tenu, hier au Centre international de conférences de Bamako. La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec Institutions, Bakary Traoré en présence du représentant du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), Olivier Tshibola.
Cette rencontre vise à partager les principales conclusions de l’évaluation et recueillir les avis des acteurs concernés sur tous les aspects liés, notamment au cadre juridique, institutionnel et de pilotage de la PNT, la synergie et la convergence entre cette Politique et la Stratégie nationale de lutte contre la corruption. Mais aussi, la capitalisation et l’incitation aux bonnes pratiques en matière de transparence ainsi qu’au renforcement du dispositif de contrôle.
Le ministre de la Refondation de l’État a rappelé que la PNT, adoptée en 2015, incarne la volonté du gouvernement de renforcer l’approche préventive des faits de corruption et des infractions connexes, en plus des mesures répressives. Bakary Traoré a expliqué que l’action publique doit respecter les principes de l’État de droit dont la légalité, la transparence, le contrôle démocratique et la responsabilité. Il ajoutera que les acteurs qui pilotent et gèrent les fonds publics, qu’ils soient des élus ou des fonctionnaires, acceptent des obligations d’intégrité et de rectitude particulièrement exigeantes à la mesure de la confiance qui leur est faite.
L’occasion était opportune pour le ministre chargé de la Refondation de l’État de préciser que la promotion de la transparence dans la gestion des affaires publiques exige que les agents publics concourent au bon fonctionnement de leurs services et facilitent aux usagers l’accès à l’information. Ils doivent également respecter la confidentialité des informations, conformément à la loi et éviter toute situation ou attitude incompatible avec leurs obligations professionnelles ou susceptible de jeter un doute sur leur intégrité et de discréditer le service public.
Quant aux citoyens, à la fois contribuables et usagers des services publics, Bakary Traoré dira qu’ils doivent être clairement, régulièrement et complètement informés de tout ce qui concerne la gouvernance, plus particulièrement la gestion des fonds publics. «C’est à ce prix qu’ils seront mis en capacité d’exercer leur droit de regard sur la gestion des affaires publiques», estime-t-il.
Dans cette perspective, poursuit le ministre Traoré, des instruments juridiques ont été adoptés par le gouvernement, notamment le Code de transparence dans la gestion des finances publiques, le Code d’éthique et de déontologie de l’agent de l’administration publique. S’y ajoutent la loi régissant les relations entre l’administration et les usagers des services publics et la Stratégie nationale de lutte contre la corruption.
Le ministre Bakary Traoré s’est dit convaincu que les contributions des participants leur permettront de disposer d’un projet de plan d’action amélioré, pouvant être introduit dans les prochains jours dans le circuit d’adoption du gouvernement.
Mariétou KOITE
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