Les deux malfrats que nous désignerons par leurs initiales I. T. (18 ans), et B. S., (26 ans), sont présentés comme le présumé cerveau d’un groupe de bandits sur qui les limiers avaient déjà des informations plus ou moins claires. Celles-ci se rapportaient toujours à des histoires de cambriolages.
Par la suite, il a été clairement établi que les deux bandits concernés appartenaient à ce qui semblait être un réseau de malfrats qui s’étaient spécialisés dans le vol par effraction dans les zones où ils sévissaient.
L’histoire de ces individus malintentionnés a commencé en début août vers Sénou, à la sortie au sud de la capitale. Et c’était comme dans leur habitude, une histoire de cambriolage. C’est ainsi que les policiers enquêteurs du commissariat de police cité plus haut furent saisis par les victimes. Dans la foulée, les éléments enquêteurs ont, toute affaire cessante, remonté une piste qui allait les conduire jusqu’au nommé I. T. Auparavant, l’homme avait été localisé dans un des secteurs du quartier populaire de Sénou à la périphérie de la capitale.
Une fois localisé, les limiers le coincèrent avant de l’interpeller sans grande résistance de sa part. Immédiatement sur place, ils procédèrent à une fouille corporelle. Elle leur permettra de mettre la main sur une somme d’argent et d’autres objets de valeurs. Notamment des montres bracelets, des bijoux en or, des téléphones portables haut de gammes, entre autres. Incapable d’affirmer la provenance de ces objets et de l’argent trouvé sur lui, le suspect a été immédiatement interpelé et conduit dans les locaux des policiers pour y être auditionné.
Avec cette interpellation, les éléments de la Brigade de Recherches (BR) savaient qu’ils tenaient déjà le bon bout pour coincer d’autres bandits de grand chemin du genre I. T. C’est ainsi qu’ils poursuivirent les investigations qui finiront par les conduire dans un autre quartier voisin de Sénou. Là aussi, tout comme lors de l’interpellation de I. T., ils sont parvenus à localiser B. S. quelque part dans ce bidonville. Dans la plus grande discrétion, le garçon est traqué avant d’être coincé, interpellé et conduit au commissariat de police.
Tout comme son acolyte, lui aussi sera palpé sur place avant que les limiers ne procèdent à une vérification plus poussée sur l’homme. Celle-ci s’avérera payante car, les enquêteurs comprendront par la suite que cet individu avait des antécédents judicaires. Il n’était donc pas un inconnu dans les archives de la police. Il était déjà passé par la case prison à la suite d’une histoire de vol avec violence il y’a enivron trois ans.
Les policiers enquêteurs poursuivirent leurs investigations dans une discrétion totale. Dans la foulée, ils ont été conduits par leur « Pion » dans un immeuble en chantier vers Sénou, une bâtisse sensée être le lieu où les malfrats passaient le plus clair de leur temps. Les éléments procédèrent ainsi à une perquisition sur place.
C’est ainsi que cette fouille de certaines chambres de l’immeuble leur ont permis de mettre la main sur de nombreux outils avec lesquels les malfrats se servaient lors de leurs opérations nocturnes. Notamment un pistolet de fabrication artisanale avec une dizaine de munitions, des armes blanches, etc. Les policiers ont également retrouvé des butins sur le point d’être écoulés chez un receleur.
Avec tous ces éléments aux mains des limiers, les preuves accablaient les deux suspects. Ces derniers ne pouvaient rien nier. Au contraire ils cherchaient plutôt à sauver leur tête. C‘est pourquoi, leurs dossiers n’ont pas trainé sur le bureau du commissaire. Les deux suspects ont ainsi été mis à la disposition de la Justice. Les policiers tiennent à ce que les investigations se poursuivent. Histoire de déterminer avec précision le rôle de chacun, mais surtout de vérifier s’ils n’opéraient pas avec d’autres complices qui ont pu se fondre la nature.
Mohamed TRAORE
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