Les présidents des chambres de métiers lors de la signature de la convention de partenariat
Pour la 5ᵉ édition du Salon international de l’artisanat du Mali (Siama), la fleur a tenu la promesse des fruits, notamment en termes d’organisation, de mobilisation de pays et de conventions de partenariat. D’ailleurs, un des temps forts de ce Salon, dédié à la créativité et au savoir-faire des artisans africains, a été marqué par la signature, vendredi dernier au Parc des expositions de Bamako, d’une convention entre l’Assemblée permanente des chambres des métiers du Mali (APCMM) et la Chambre d’artisanat de la Région de Rabat Salé-Kéntir du Royaume du Maroc. C’est en présence du ministre de l’Artisnat, de la Culture, de l’Industrie hotelière et du Tourisme, Mamou Daffé et de l’ambassadeur du Maroc dans notre pays, Iriss Isbayène.
Le président de l’APCMM, Mamadou Minkoro Traoré, et celui des de Rabat Salé-Kéntir, Abderrahim Zemzami, ont apposé, vendredi dernier leurs signatures sur un document de partenariat. Après la signature du document, les deux présidents de chambre de métiers ont exprimé leur satisfaction et leur determination à cheminer ensemble pour la promotion du secteur de l’artisanat qui demeure un élément indispenseble pour le development des deux pays.
“Je suis très honoré de cette collaboration. Ce partenariat permettra de renforcer les relations entre nos deux pays dans les domaines de l’artisanat, de la formation, mais aussi de la production et de la culture”, a souligné Abderrahim Zemzami. Et de poursuivre qu’en marge de l’événement, des experts marocains ont animé plusieurs sessions de formation au profit d’artisans maliens, notamment dans le tannage, la réparation de téléphones mobiles et la mécatronique. Les deux délégations poursuivront les échanges, afin d’explorer de nouvelles pistes de coopération.
De son côté, Mamadou Minkoro Traoré a rappelé que c’est «un partenariat gagnant-gagnant». Il a également salué un accord très bénéfique pour les artisans maliens et indiqué que jusque-là, le Maroc accueillait de petits groupes d’artisans maliens pour des formations. Mais grâce à cette convention, des formateurs marocains viendront au Mali pour former un plus grand nombre de jeunes artisans et favoriser un transfert de compétences plus large et plus structuré.
Le
président de l’APCMM a aussi insisté sur l’importance du secteur de la tannerie
qui représente un potentiel économique immense, mais encore insuffisamment exploité au Mali. «Beaucoup de
peaux se perdent inutilement. Ce partenariat permettra de rationaliser la
filière tannerie et maroquinerie», a-t-il souligné. Outre la tannerie, la
convention couvre aussi la mécatronique, la céramique, la réparation de
téléphones, ainsi que d’autres métiers en pleine expansion. Avec cette
signature, Siama 2025 confirme son rôle de plateforme clé pour le développement
de l’artisanat africain. Ce partenariat entre
les deux institutions ouvre de nouvelles perspectives pour les artisans
maliens et marocains, dans un esprit d’échanges, mai aussi de formation et de valorisation des savoir-faire.
Mohamed Lamine DICKO
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