Semaine nationale du Mamaala : Un brassage culturel

Yorosso, une ville située à plus de 500 km de Bamako et dans la Région de Koutiala, a accueilli du 5 au 8 février dernier la 4è édition de la Semaine nationale du Mamaala sous le thème : «Célébrons notre culture, facteur de paix, de cohésion sociale et de développement durable».

Publié jeudi 12 février 2026 à 08:50
Semaine nationale du Mamaala : Un brassage culturel

Des activités culturelles et artistiques étaient au menu de la rencontre

 


L’événement, plus qu’une fête populaire, est un véritable brassage culturel qui a enregistré la présence du représentant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Amadou Diabaté, et de certains collaborateurs. Ce rendez-vous culturel majeur a aussi mobilisé une forte communauté Mamaala et d’autres communautés, notamment les bwas, peuls, sénoufos et miniankas. La communauté «gana», leurs cousins à plaisanterie, était l’invitée d’honneur.

L’événement s’inscrit en droite ligne de la vision du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, qui a décrété 2026 Année de «l’Éducation et de la Culture».

Après Koutiala, Somasso et Kimparana, l’édition de 2026 a été confiée à Yorosso pour respecter la tradition de l’organisation au niveau des différentes zones des miniankas. Pendant 4 jours, la ville de Yorosso a vibré au rythme de la culture mamaala. Les artistes du terroir ont exprimé leur talent et donné une dimension particulière à l’événement. En plus, d’autres activités culturelles et artistiques étaient au menu de la rencontre.

On pouvait retenir le Niôgo de Diaramana, instrument dédié à la cohésion sociale et au vivre-ensemble, le Lô du menamba de la communauté bwa (société secrète), le Zangré du Cercle de Yorosso, danse spécifique des miniankas, ainsi que le balafon du Ganadougou. Des conférences-débats sur la cosmogonie minianka et d’autres activités de valorisation de la langue ont permis à la jeune génération de s’imprégner des qualités et des vécus des miniankas.

Le conférencier Yacouba Daou a rappelé que l’identité culturelle du Mamaala repose sur un schéma à savoir, sa cosmogonie. Amadou Diabaté a exprimé l’engagement du ministère en charge de la Culture et salué l’initiative qui cadre avec sa vision. «La zone du Mamaala est une localité riche en patrimoine culturel. Imaginez un festival regroupant 68 communes au nom de la cohésion sociale et du vivre-ensemble, c’est un événement salutaire», a déclaré Amadou Diabaté.

Quant au président du Mouvement ensemble pour le Mamaala, Kloussama Goïta, il a ajouté : «La célébration de la Semaine nationale du Mamaala dans le Miankala a un grand sens : rassemblement, échanges, savoir, retrouvailles, développement et reconnaissance entre toute la communauté», a-t-il rappelé. Kloussama Goïta a poursuivi en disant que malgré les défis sécuritaires, l’implication des Forces de défense et de sécurité a permis la tenue de l’événement. Toute la communauté Mamaala s’est engagée à défendre sa culture et à valoriser ses langues comme marque d’identité». 

La particularité de cette rencontre culturelle est son caractère instructif et éducatif, car chaque édition se conclut avec des recommandations pertinentes. Ainsi, la présente a retenu la création d’un espace Mamaala dans chaque village et la matérialisation de la langue locale. Les participants venus de toutes les localités du pays, ont témoigné de leur attachement à la pérennisation de cette célébration qui établit le dialogue entre eux, mais aussi avec d’autres communautés.

Lire aussi : Bruxelles : Célébration de la 3è édition de la journée culturelle de l’afrique de l’ouest

La troisième édition de la Journée culturelle de l’Afrique de l’Ouest à Bruxelles organisée par le Groupe des ambassadeurs, débutée, le vendredi 24 juillet 2026 au Centre sportif d’Ixelles par un match de football, s’est poursuivie le samedi 25 juillet dans le Jardin de la Chancelleri.

Lire aussi : Tombouctou: Célébration des 600 ans de la Mosquée de Sankoré

L’événement a été marqué par des conférences, le crépissage de la mosquée et une remise de matériels de sonorisation.

Lire aussi : Recueil de proverbes : Le pouvoir des proverbes

Les autorités de la Transition, les écrivains et les chercheurs embouchent la même trompette. Tous œuvrent pour la promotion des langues nationales et le retour à nos fondamentaux..

Lire aussi : Tara Bouaré : Il y a 52 ans disparaissait le rossignol du kala

Le Cercle de Niono dans la Région de Ségou a connu un rayonnement artistique et culturel sans précédent. Les semaines locales, régionales, nationales ou même les réjouissances populaires ont été l’occasion de découvrir les jeunes talents. Ainsi, certains artistes comme Tara Bouaré, Molo.

Lire aussi : Film de N’golo Diarra : Mali, un futur d’espérance

«Le Mali, un passé glorieux, un futur d’espérance» est un film documentaire réalisé par le cinéaste N’Golo Diarra avec l’appui du Fonds d’appui aux moteurs du changement (FAMOC)..

Lire aussi : Bamako City Tour 2026 : Pour la promotion du tourisme à l’intérieur

L’initiative invite les Maliens à porter un regard nouveau sur leur histoire, leur culture mais aussi sur leur patrimoine.

Les articles de l'auteur

Amadou Niangaly : Un artisan bâtisseur

Il surmonte admirablement son handicap physique et arrive à apporter un coup de main aux autres..

Par


Publié vendredi 17 avril 2026 à 08:23

Enfants démunis : Le défi de la scolarisation

Faute de moyens financiers des parents, la précarité menace leur avenir et fragilise la société.

Par


Publié vendredi 10 avril 2026 à 08:28

Instrument traditionnel de musique : Le Niôgo, un instrument fédérateur

Le «Niôgo» est un ensemble instrumental traditionnel de musique de la communauté Minianka. C’est une forme de percussion qui accompagne toutes les cérémonies au village, notamment les mariages, retrouvailles de jeunes, fêtes traditionnelles et rencontres communautaires et culturelles..

Par


Publié mardi 03 mars 2026 à 08:35

Radio : Un travail méticuleux au quotidien

La radio reste l’un des médias les plus écoutés au Mali. On en compte plus de 300 dans notre pays (radio nationale, radios rurales, radios communautaires et commerciales). Les journalistes de la radio abattent un travail exigeant pour bien informer, sensibiliser et éduquer les populations.

Par


Publié jeudi 12 février 2026 à 08:49

Bamako : A cause d’un détail physique, il divorce d’avec sa nouvelle mariée

«Les dimanches à Bamako, c’est le jour des mariages », disait le couple de non voyants Amadou et Mariam dans une de leurs chansons. Ces artistes sont partis d’un constat qui, à la limite crève les yeux. Cependant, autant les mariages sont célébrés dans la cité des Trois caïmans, autant les divorces sont prononcés par les juges dans les tribunaux de la même ville..

Par


Publié mercredi 11 février 2026 à 08:54

L’enseignement franco-arabe à Bamako : Quand le système attire des apprenants

La communauté internationale célèbre, le 18 décembre, la Journée mondiale de la langue arabe. Dans notre pays, les medersas ont largement contribué à la promotion de cette langue parlée par plus de 400 millions de personnes à travers le monde. Ces établissements ont été confinés pendant longtemps à un rôle d’enseignement de la religion et de la langue arabe. Aujourd’hui, ils donnent accès à d’autres opportunités.

Par


Publié jeudi 18 décembre 2025 à 08:26

Bamako : Triste fin d’un jeune mécanicien

Les accidents de travail sont monnaies courantes. Comme pour dire que chaque métier à ses risques. Cependant, il suffit de prendre le minimum de précaution pour être à l’abri d’un accident mortel..

Par


Publié jeudi 20 novembre 2025 à 08:19

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner