Réunis les 24 et 25 février 2025 à Ouagadougou, les hauts fonctionnaires de la Confédération des États du Sahel (AES) ont examiné le projet de feuille de route de l’An II de la Confédération. Le document final obtenu à l’issue des travaux a été soumis à l’appréciation des ministres chargés des trois piliers (Défense-sécurité, développement et diplomatie) des trois États dans l’après-midi du jeudi 26 février 2026 à Ouagadougou. Ces derniers ont à leur tour examiné le document avant de le valider.
Bien que la feuille de route finale issue de cette rencontre doit faire l’objet d’adoption par le Collège des chefs d’État avant sa mise en œuvre, le président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-CES), Bassolma Bazié, représentant le chef de la délégation burkinabè, le ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, a noté que son contenu s’inscrit dans une dynamique de continuité. De ce qu’il a dit, l’An I de l’AES été une année fondatrice, de structuration institutionnelle, de clarification doctrinale et d’affirmation stratégique. «L’AES n’est plus une aspiration. Elle est désormais une réalité institutionnelle, un instrument conceptuel et un acteur géopolitique émergent», s’est-il réjoui.
Dans un contexte international marqué par les recompositions d’alliances et la redéfinition des pôles d’influence, l’AES s’est affirmée, selon Bassolma Bazié, comme une entité avec laquelle, il faut désormais compter. A ce titre, il a exprimé sa fierté à la République sœur du Mali pour la conduite rigoureuse et stratégique de cette première année de la Confédération qui a été celle de tous les défis et de tous les enjeux.
Si l’An I a posé les fondations de l’AES, l’An II, aux dires de Bassolma Bazié, doit ériger la structure et imposer l’influence de la Confédération. Il a salué la tenue de ce cadre de concertation qui a permis aux trois pays de mettre en cohérence leurs actions et leurs responsabilités pour les douze prochains mois. De ce qu’il a dit, la nouvelle feuille de route validée par les ministres réaffirme la vision commune de souveraineté des trois États, leur détermination sécuritaire, leur coordination diplomatique et leur intégration économique.
Il est convaincu que cette nouvelle boussole permettra de consolider le positionnement stratégique de l’AES en Afrique de l’Ouest et sur la scène internationale. «L’AES a osé rompre avec les modèles imposés, affirmer sa souveraineté et proposer une nouvelle architecture de coopération régionale fondée sur la dignité et l’égalité. Aujourd’hui, notre défi est de poursuivre la transformation de cette audace en puissance organisée», a affirmé M. Bazié.
Toutefois, face aux tentatives de déstabilisation ciblées contre la Confédération et les pressions extérieures visant à freiner sa marche vers la souveraineté, le président du CN-CES a rappelé que l’AES n’est pas née contre quelqu’un. «Elle est née pour nos peuples, pour sécuriser nos territoires, pour protéger nos économies et faire entendre une voix sahélienne libre dans le concert des Nations», a-t-il clarifié. Pour lui, en tant qu’acteurs opérationnels d’une vision collégiale, il est de leur responsabilité de faire en sorte que la nouvelle feuille de route de l’An II soit au rendez- vous de ses ambitions.
En tant que pays assurant la Présidence de la Confédération, le Burkina Faso peut compter sur les pays frères du Mali et du Niger. «Nous nous reconnaissons entièrement dans la feuille de route proposée par nos frères du Burkina. Dans cette dynamique, nous réitérons notre engagement à contribuer de manière constructive au succès mémorable de la réunion de Ouagadougou et à faire de l’AES, un modèle d’intégration réussi», a indiqué le ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens combattants du Mali, le Général de corps d’Armée, Sadio Camara.
Le ministre d’Etat, ministre de la Défense nationale, chef de la délégation de la République du Niger, Salifou Mody, a quant à lui salué l’engagement et la détermination des acteurs ayant permis de bâtir une entité souveraine, de développer une coopération militaire forte et d’opérer des choix efficaces face aux préoccupations des populations.
Source: Sidwaya
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