L’évacuation des ordures est un vrai casse-tête dans notre capitale
Depuis quatre ans, l’agriculteur de 31 ans fait pousser du maïs sur cette
terre située à Sénou, un quartier en bordure de Bamako proche de l’aéroport.
Mais ses cultures sont étouffées par des centaines de kilos de déchets des
foyers de la capitale, acheminés en tracteurs ou dans des charrettes, et déversés
sauvagement sur sa parcelle. Zoumana se bat, sans succès, pour tenter
d’endiguer le phénomène.
« J’appelle régulièrement le poste de
gendarmerie, mais rien n’y fait, les charretiers glissent un billet et ça
recommence le lendemain», se désole-t-il. Son histoire n’est pas un cas isolé.
Sur les images satellites, l’aéroport international du Mali est cerné de taches
grises qui signalent la présence de décharges sauvages. Au niveau des mairies
d’arrondissement de Bamako, il n’existe pas de benne, ni d’entreprises mandatées
pour la gestion des déchets. Le plus souvent, les ménages souscrivent
individuellement des abonnements auprès de petits groupes d’intérêt économique
(GIE) qui se chargent de l’affaire.
Abdoulaye Diakité
travaille pour l’une de ces entités. Accompagné de son fils âgé d’une dizaine
d’années et de son âne, il décharge une montagne de détritus non loin de la
route qui longe l’aéroport, où l’urbanisation galopante de la capitale n’a pas
encore rogné les terrains. Il le reconnaît : « Ici ce n’est pas
un dépôt, et cela me fait mal au cœur, mais il n’y a pas d’autre choix.»
Faute
d’espace aménagé, « il y a une prolifération anarchique de décharges
autour de l’aéroport et dans beaucoup d’autres endroits», regrette Amadou
Camara, ancien patron de la direction nationale de l’assainissement.
En 2008, deux sites avaient pourtant été identifiés sur chacune des rives
du fleuve Niger. Plus de dix ans plus tard, ils ne sont toujours pas opérationnels
et «les gens font ce qu’ils veulent, du moins ce qu’ils peuvent. Les
charretiers déposent aux points les plus proches d’eux », constate
l’ex-directeur. Ces déversements illégaux induisent un «risque aviaire»,
souligne-t-il, car « les ordures attirent les oiseaux, dangereux pour
le décollage comme pour l’atterrissage des avions ».
Les déchets ne
proviennent pas que du centre de la capitale. Limitrophe de l’aéroport, le
Quartier général de la Mission des Nations unies au Mali, la Minusma, aurait
une part de responsabilité dans cette accumulation de détritus. C’est en tout
cas ce qu’avancent les riverains et les travailleurs sur place. Diakaridia
Traoré, patron du GIE qui emploie Abdoulaye et accessoirement ancien maire
adjoint de Sénou, affirme ainsi avoir vu un jour des membres de la
Mission « déverser tous leurs restes puis les brûler».
Les effets de cette
poubellisation du paysage ne sont pas qu’environnementaux. En lieu et place du
recyclage, des silhouettes errent dans les décharges improvisées, à la
recherche du plastique «lourd». Ces hommes et femmes «ramassent ce qu’ils
peuvent vendre puis mettent le feu à ce qui reste», relate Abdoulaye Diakité.
Les nuées noires sont fréquentes au-dessus de Bamako. En périphérie de la
capitale, les tas d’ordures qui bordent les pistes laissent parfois s’échapper
des fumées toxiques. « Les gaz gênent beaucoup de personnes, observe
Zoumana. Cela leur oppresse la poitrine.»
Source : Le Monde Afrique
Rédaction Lessor
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