Un séminaire international de
haut niveau sur les politiques et projets novateur en Afrique, en matière
d’autonomisation des femmes et jeunes, de lutte contre les violences basées sur
le genre et de réforme du secteur de la sécurité s’est ouvert, hier à l’école de maintien de
la paix Alioune Blondin Beye, (EMP-ABB).
Les travaux étaient dirigés
par le secrétaire général du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant
et de la Famille, Sayon Doumbia, en présence du directeur d’EMP-ABB, le colonel
Souleymane Sangaré, de l’ambassadrice de la Norvège dans notre pays, Rigmor
Elianne Koti, et des représentants des partenaires techniques et financiers
Le colonel Souleymane Sangaré
a affirmé qu’en dépit de leurs énormes potentialités, les pays du Sahel font
face à des défis socio-économiques qui pourraient être facilement relevés, si
les femmes et les hommes avaient accès aux mêmes opportunités. Il indiquera
aussi que les indicateurs du genre pour notre sous-région restent très faibles.
Selon ses explications, l’indice de l’égalité du genre en Afrique de la Banque
africaine de développement (Bad) indique que l’écart dans la région du Sahel
reste le plus marqué avec une moyenne de 31,9%, ce qui est inférieur à la
moyenne continentale de 48,4%. Cela donne un écart global de 68,1% entre les
sexes dans les trois dimensions mesurées (économique, social et
représentation).
«Sur le chemin de
l’autonomisation économique, les femmes sont freinées par certaines pratiques
ancrées dans nos traditions. Ainsi, alors qu’elles fournissent 80% de la main
d’œuvre agricole au Sahel et jouent un rôle incontournable dans l’alimentation
des ménages, elles accèdent moins que les hommes aux facteurs de production que
sont, entre autres, la terre, les intrants, les équipements, les outils
digitaux, la formation et le crédit», a-t-il détaillé.
Quant à Rigmor Elianne Koti, elle a rappelé que ce séminaire
s’inscrit dans le projet : «Renforcement des capacités des femmes
vectrices de changement pour une paix et un développement inclusif du Mali» sur
financement de la Norvège.
Ce programme vise à améliorer la position
économique, sociale et politique des femmes, mais aussi à renforcer leurs
capacités en tant que femmes vectrices dans leurs communautés. L’Agenda femme,
paix et sécurité est un de domaine d’intervention prioritaire au Mali. à cet
effet, a ajouté la diplomate, la
promotion de la résolution 1.325 sur le rôle des femmes dans le processus de la
paix figure dans les priorités globales au Conseil de sécurité des Nations
unies.
Pour elle, cet engagement est
matérialisé, entre autres, dans le financement de la participation des femmes
dans les comités de suivi de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger.
L’ambassadrice soutiendra que les femmes jouent un rôle indispensable dans le
maintien de la paix. Pour elle, l’inclusion des femmes dans les négociations et
résolutions des conflits est essentielle pour atteindre une paix durable. Et de
faire sienne cette citation d’Amadou Hampâté Ba : «Tout ce qui nous sommes
et tout ce que nous avons, nous le devons une fois seulement à notre père, mais
deux fois à notre mère».
Sayon Doumbia a indiqué que
cette activité s’inscrit parfaitement dans l’esprit de l’initiative mondiale,
des Objectifs du millénaire qui offrent une vision de développement soutenant
que c’est en impliquant ensemble femmes et hommes que l’on fera progresser les
autres Objectifs de développement. Pour lui, les leaders de l’agrobusiness en milieu
rural dans la plupart des pays africains représentent entre 70 et 80% de la
main d’œuvre.
Les femmes se lancent dans diverses activités de production et sur les marchés de commercialisation des produits en s’efforçant de surmonter les inégalités de genre pour obtenir des succès durables. Mais, le constat reste que leur situation est toujours fragile par rapport à celle des hommes, a-t-il dit, avant de rappeler que des données publiées en 2015 par les Nations unies sur cette situation montrent qu’elle est due, entre autres, à des pratiques discriminatoires à l’encontre des femmes.
Rédaction Lessor
À cette occasion, les 18 accusés composés de personnalités militaires et civiles et d'anciens ministres seront fixés sur leur sort après environ trois mois de procès.
Les opérations de fouille se poursuivent sur le site de l’immeuble de quatre étages en construction qui s’est effondré le dimanche le 22 mars à Daoudabougou, en Commune V du District de Bamako. Le lendemain du drame, la direction générale de la protection civile avait communiqué un bilan.
Le secteur minier continue sa mue en faveur de l'économie nationale. Ainsi, l'Office malien des substances précieuses fait son entrée dans l'arsenal visant à renforcer la souveraineté économique de l’État. Créée au Conseil des ministres du 18 mars 2026, la structure aura la mission d'assu.
L'État-major général des Armées informe que, dans le cadre des opérations de surveillance du territoire, ce samedi 14 mars, les vecteurs aériens des Forces armées maliennes (FAMa) ont pris en filature trois motocyclistes des groupes armés terroristes qui ont rejoint d'autres individus non lo.
La pression militaire s'intensifie sur les groupes armés terroristes. Le 23 février 2026, les vecteurs aériens des Forces armées maliennes (FAMa) ont mené avec succès deux frappes ciblées dans la zone de Zantiebougou, dans la Région de Bougouni, selon un communiqué de l'état-Major généra.
Dans le cadre de la surveillance et de la sécurisation du territoire national, les vecteurs aériens des Forces armées maliennes (FAMa) ont mené, les 20 et 21 février 2026, des frappes de précision dans plusieurs zones clés..