Il est prévu des modules de fact-checking pour permettre aux journalistes d’être capables d’aller vérifier des informations
Durant trois jours, ces hommes de médias seront outillés sur les techniques de
traitement et de vérification de l’information. Cette session est organisée par
l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (Idea
international) en partenariat avec la Haute autorité de la communication (Hac),
le Centre malien pour le dialogue inter-partis et la démocratie (Cmdid)…. La cérémonie
d’ouverture de la rencontre était présidée par Seydou Sissouma, représentant de
la Hac, en présence de celui de Idea international, Nicholas Matatu et du
Cmdid, Boubacar S. Camara.
Le droit à la liberté d’expression, l’accès à
l’information et l’égalité devant la loi sont, entre autres, les principes
fondamentaux pour les élections crédibles et inclusives. Selon le représentant
du Cmdid, cela suppose que les acteurs politiques, sociaux et électoraux
peuvent discuter librement et exprimer sans pression leurs opinions sur les
questions des processus électoraux et référendaire. Pour ce faire, Boubacar S.
Camara dira que ces acteurs s’appuient largement sur les medias pour
transmettre et recevoir des informations.
Il a souligné que les medias, considérés comme
le 4è pouvoir, peuvent éclairer, apaiser et lutter contre les violences avant
et pendant les élections ainsi que les consultations référendaires. Ce qui lui
fera rappeler que le Mali se prépare à une consultation référendaire le 18 juin
prochain. À cette occasion, le pays a besoin de journalistes professionnels
chargés de couvrir un évènement très important mais un peu particulier car différent
d’une élection en d’autres termes.
Le représentant de la Hac a mis l’accent sur
les modules enseignés. Pour Seydou Sissouma, au cours de la session, les
journalistes connaitront à la fois les institutions et les autorités qui
participent au processus électoral. Cela permet de savoir où aller chercher
l’information. De plus, il dira que les experts qui encadreront les
participants auront à leur parler des questions d’éthique et de déontologie
dans le traitement de l’information.
L’information qui est toujours une donnée
sensible, le devient encore davantage en période électorale. En outre, il est
prévu des modules de fact-checking qui permettent la vérification des faits,
avec des applications et des outils pour que dans le cycle qui va commencer, le
journaliste soit capable d’aller vérifier des informations. Cela, selon le représentant
de la Hac, permet de ne pas manipuler le public avec des informations qui n’ont
pas une assise véritable.
Par ailleurs, Seydou Sissouma a annoncé qu’il
est prévu encore des formations à Bamako. Aussi, selon lui, il en faut
davantage pour que le maximum de journalistes dans les rédactions puisse être
en capacité de couvrir dans les meilleures dispositions possibles le cycle électoral
qui commence avec le référendum. Il insistera que ces genres de sessions
doivent être dupliqués dans les régions, rappelant que le Mali compte une quarantaine
de chaines de télévision, un demi millier de radios, plus 200 journaux et plus
d’une cinquantaine de sites d’information en ligne.
Idea international est une institution intergouvernementale qui a comme seul mandat l’appui à la démocratie et aux élections. Cette formation fait partie du projet de l’organisation au Mali. Selon son représentant, Idea international intervient au Mali dans le cadre de l’appui à la Transition et le retour à l’ordre constitutionnel normal. C’est pourquoi le référendum à venir représente un jalon très important dans ce processus de transition. «Nous espérerons que cette formation va permettre aux journalistes d’être outillés pour mieux couvrir les processus électoraux et évidemment le référendum», a souhaité Nicholas Matatu.
Mariétou KOITE
Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..
26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..
L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.
Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.
Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.
Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.