L’esprit du G5 Sahel, comme la plupart des organisations régionales, est enfanté au Mali. C’était en 2014 qu’il est porté sur les fonds baptismaux. Que d’espoir vendu ! Des sommets de haut niveaux tenus ! Et des rencontres de chefs militaires organisées ! Invisible sur le terrain, telle une Minusma bis. Avec l’excuse de manquer de moyens.
Le Mali, avec le Tchad, le Niger, le Burkina Faso, et la Mauritanie ont créé ce cadre de coopération pour améliorer la sécurité et le développement dans cette vaste région semi-désertique où ont essaimé les groupes djihadistes. Avec l’objectif militaire spécifique de bouter l’insécurité hors des frontières de ses États membres.
Malheureusement, le ver ne tarda pas à intégrer le fruit. Des pays comme la France ont très vite frappé à la porte en proposant des soutiens militaire et politique à la jeune institution dépourvue de moyens. L’offre est acceptée. Dès lors, le G5 Sahel n’a jamais pu mener à bon port une réelle offensive contre le terrorisme. L’institution va de sommet en sommet, sans pouvoir déployer ses ailes sur le Sahel.
Les soldats tombent comme des mouches au Mali, mais aussi au Niger et au Burkina Faso. Le mal n’est plus malien. Il est désormais en partage dans un espace devenu un nid de terroristes qui tuent à volonté sans devoir se cacher. Pendant ce temps, les troupes françaises et onusiennes paradent dans leurs uniformes de belle facture. Plus tard, on apprend dans une affaire de charnier à Gossi qu’ils avaient même des drones qui filmaient toute la surface de la terre.
Dans ce contexte tendu, Emmanuel Macron a réuni, mi-janvier 2020 à Pau, les cinq pays du « G5 Sahel » pour revoir la stratégie militaire dans la région, mais aussi « relégitimer » la présence française sur place et mobiliser davantage les alliés internationaux, surtout européens. Les dirigeants, en bons élèves, sont convoqués pour « clarifier » leur position vis à vis de la France. En bon ordre, ils étaient partis à Pau pour réaffirmer leur loyauté.
Le Mali, désormais engagé avec d’autres partenaires stratégiques sur les différents théâtres des interventions, était la dernière chance pour le G5-Sahel. Ce mandat qu’on lui refuse aurait pu servir à créer un cadre efficace de lutte globale contre le terrorisme dans l’espace. Mais les mains invisibles ont travaillé à torpiller son mandat prochain. Parce que lui a dit à qui voulait l’entendre qu’il n’est plus la passoire des partenaires indélicats.
Le G5 Sahel sans le Mali n’est plus qu’une coquille vide. Un peu comme l’UE sans l’Allemagne. L’institution vient de perdre son âme et sa belle mort est désormais programmée. Pour le reste, la Mali fera cavalier seul sur les chantiers des batailles violentes pour arracher du respect. Du respect, c’est bien de cela qu’il s’agit.
De ce que fait le Mali, pour ne pas dire de cette leçon qu’elle donne, on apprend que pour imposer le respect, il faut également oser dire non, exprimer posément une pensée, un désaccord, partir quand une situation cesse de convenir, ne pas laisser autrui envahir la bulle, l’espace vital et la portion de dignité.
Ahmadou CISSE
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