La première session du comité
de pilotage du Projet d’amélioration de la qualité et des résultats de
l’éducation pour tous au Mali (Miqra) s’est tenue, vendredi dernier à
l’Académie malienne des langues (Ex-Dnala). Les 17 administrateurs présents ont
validé le plan de travail budgétisé annuel (PTBA) 2022 révisé, les rapports
financiers pour le premier trimestre de l’année en cours. Ils ont aussi formulé
des recommandations.
Le projet s’inscrit en droite ligne de la volonté de
refondation de l’état qui exige aussi de doter notre pays d’un système éducatif
de qualité, inclusif et équitable. Il participe aussi à l’atteinte des objectifs
du Programme décennal de l’éducation
(PRODEC II), 2è génération. Conçu par le ministère de l’éducation nationale, en
collaboration avec les partenaires techniques et financiers (PTF) du secteur de
l’éducation, le Miqra est mis en œuvre sur une période de 6 mois.
Il se fixe
comme objectif d’améliorer les résultats d’apprentissage dans les premières
classes du primaire (1ère à la 6è année) dans les régions du Nord ciblées. Le Projet entend aussi
promouvoir l’accès des filles au premier, mais aussi au second cycle de
l’enseignement fondamental et au lycée dans les zones mal desservies et
améliorer la bonne gouvernance du système éducatif. C’est un programme financé
par la Banque mondiale et le Partenariat mondial pour l’éducation (PME) pour un
coût total de 140,7 millions de dollars, soit plus de 70,3 milliards de
Fcfa.
La Banque mondiale doit offrir un
crédit de 80 millions de dollars, environ 40 milliards de Fcfa. Quant au PME,
il doit mobiliser 60,7 millions de dollars, environ un peu plus de 30 milliards
de Fcfa. Le Miqra, rassure son
coordinateur Mamadou Keïta, a permis d’améliorer significativement le taux brut
de scolarisation. La question enseignante a été un levier clé choisi et traité
dans toutes ses dimensions.
Selon lui,
l’enseignant, un intrant de qualité a été mis au centre du processus
d’amélioration de la qualité. Le coordinateur du Projet a également annoncé
qu’il est prévu la création de deux lycées d’excellence scientifique dans le
cadre de la réalisation du Miqra et de la scolarisation des filles dont un
lycée dédié aux filles. Un lycée sera construit dans la périphérie de Bamako et
un autre dans la ville de Ségou.
En ouvrant les travaux du
comité de pilotage du Miqra, le secrétaire ministre de l’éducation nationale,
Kinane Ag Gadéda, a déclaré que tous les documents d’orientation et outils de gestion du Projet
étaient disponibles. Un personnel qualifié, recruté et des fonds ont été aussi
mobilisés pour la mise en œuvre du projet. Et Kinane Ag Gadéda d’ajouter qu’il
reste encore beaucoup à faire avant la fin de l’année pour relever davantage le
niveau d’exécution du programme à tous les niveaux. Rappelons que le projet
s’articule autour de 5 composantes. La 1ère améliorera la qualité
des enseignements fondamental et secondaire en soutenant les interventions
visant à améliorer les conditions d’enseignement et d’apprentissage
inadéquates.
La 2è s’attaquera aux défis
critiques du faible taux d’inscription, de transition et de rétention des
filles au second cycle du fondamental et au secondaire, ainsi qu’à
l’augmentation du nombre de jeunes non scolarisés. La réponse du secteur de
l’éducation à la pandémie de Covid-19 et l’amélioration de la résilience du
système éducatif dans un contexte décentralisé représentent la troisième
composante.
Le quatrième axe permettra de fournir une réponse immédiate à une crise ou urgence éligible compte tenu du contexte fragile du pays. Enfin, la cinquième composante renforcera la capacité institutionnelle, les systèmes de suivi-évaluation, le respect des conditions convenues fondées sur la performance grâce à une assistance technique soigneusement sélectionnée et à des activités de renforcement des capacités.
Sidi WAGUE
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