Effets dévastateurs des mines : 1.325 victimes maliennes de 2014 à 2022

La révélation a été faite hier par le Secrétaire permanent de la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre, le lieutenant-colonel Adama Diarra, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale anti-mines

Publié mercredi 05 avril 2023 à 05:11
Effets dévastateurs des mines : 1.325 victimes maliennes de 2014 à 2022

Réception de quatre conteneurs de stockage des armes et munitions offerts par la Minusma à travers le service de la lutte anti-mine des Nations unies (Unmas)

 

 

À l’instar des autres pays du monde, le Mali a célébré hier la Journée internationale anti-mines. Pour commémorer l’évènement, le Secrétariat permanent de la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre (SP-CNPL) a organisé, dans ses locaux, un panel sur «le rôle et les responsabilités des acteurs face à la menace des mines et restes des explosifs de guerre».


Il y a eu aussi la projection des vidéos sur les conséquences des mines, explosifs et armes légères et de petit calibre (ALPC)… Cet évènement était couplé à la coupure du ruban de quatre conteneurs de stockage des armes et munitions offerts par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) à travers le service de la lutte anti-mine des Nations unies (Unmas). 

La cérémonie consacrée à cet effet était présidée par le secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, Oumar Sogoba en présence du secrétaire permanent de la CNPL, le lieutenant-colonel Adama Diarra et d’autres invités.

La célébration de cette journée est l’occasion de constater les avancées accomplies pour nettoyer notre planète des mines et des restes d’explosifs de guerre et mesurer le chemin qu’il reste à parcourir. Selon le secrétaire permanent de la CNPL, chaque année, les mines font des milliers de morts et de blessés avec des conséquences dramatiques sur les populations et sur la vie socio-économique du pays.

Le lieutenant-colonel Diarra de souligner que la tendance actuelle en termes de prolifération des Engins explosifs improvisés (EEI)/mines au Mali est caractérisée par un nombre accru des victimes parmi les civils et les Forces de défense et de sécurité. Ils ont été responsables de 1.325 victimes directes et indirectes soit près de 60% des personnes tuées lors d’attaques malicieuses de 2014 à 2022.

En outre, a-t-il indiqué, la lutte contre les EEI/mines, la prévention et la prise en charge des victimes relèvent des prérogatives de l’État car le Mali a adhéré à plusieurs instruments internationaux et régionaux en matière de l’action contre les mines. Il s’agit notamment de la Convention sur les armes à sous-munitions, de la Convention de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) sur les armes légères et de petit calibre. Sans oublier la Convention relative aux droits des personnes handicapées.

Le directeur de l’Unmas a rappelé la vision des Nations unies qui est celle d’un monde débarrassé de la menace des mines et des engins explosifs.  Dans l’esprit de cet idéal, a fait savoir Jean Guy Lavoie, la Minusma, à travers l’Unmas, reste déterminée à soutenir les autorités dans la lutte contre la prolifération des armes légères et petit calibre.

Le secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Protection civile a, quant à lui, mis l’accent sur la lutte contre les mines qui ne se limite pas seulement au déminage.  À ce propos, Oumar Sogoba dira qu’il est impératif de s’attaquer directement aux effets dévastateurs des mines sur la paix et le développement, et sur les progrès réalisés par les communautés dans la poursuite des objectifs mondiaux.

Le secrétaire général du département en charge de la Sécurité a indiqué que les réponses des humanitaires viennent en complément pour répondre aux besoins des plus vulnérables. Selon lui, la réponse humanitaire aux EEI/mines se concentre principalement sur deux aspects : la prévention des risques à travers l’éducation aux risques et l’assistance aux victimes directes et indirectes.

 

Mariétou KOITE

Lire aussi : 35 ans de démocratie au Mali : Du sacrifice de 1991 à l’exigence de Refondation

Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..

Lire aussi : Célébration du 26 mars: La nécessité de consolider les acquis de la démocratie

26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..

Lire aussi : France : Le rappeur Maître Gims placé en garde à vue

L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.

Lire aussi : Palais de la culture Amadou Hampâté Bâ : L’espoir est permis en 2026

Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.

Lire aussi : Start-up au Mali : L’accompagnement des incubateurs, un levier pour les jeunes

Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.

Lire aussi : ONDD : 75 % des activités réalisées en 2025

Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.

Les articles de l'auteur

Coopération judiciaire au sein de l’AES : Les jalons d’une justice commune posés à Bamako et à Niamey

L’histoire, la géographie, les réalités socio-culturelles et les défis sécuritaires sont autant de dénominateurs communs aux trois États de la Confédération des États du Sahel (AES)..

Par Mariétou KOITE


Publié lundi 22 décembre 2025 à 09:16

Politique nationale de transparence : Évaluer la mise en œuvre pour élaborer un nouveau plan d’actions

Après une décennie d’application de la Politique nationale de transparence (PNT) et suite à l’expiration du premier plan d’action, il est apparu nécessaire de procéder à l’évaluation de sa mise en œuvre et d’élaborer un nouveau plan d’action. Cela, en tenant compte de l’évolution du contexte marqué par un processus de refondation de la gouvernance à travers la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation..

Par Mariétou KOITE


Publié jeudi 06 novembre 2025 à 16:52

2è session du HCC : Mamadou Satigui Diakité salue la résilience du peuple face à la crise que traverse le Mali

Le président du Haut Conseil des Collectivités (HCC), Mamadou Satigui Diakité, a présidé, lundi, les travaux de la 2è session ordinaire de son institution au titre de l’année 2025..

Par Mariétou KOITE


Publié mercredi 05 novembre 2025 à 08:55

Forum national sur la justice : Hisser l'appareil judiciaire à la hauteur des enjeux et défis contemporains

-.

Par Mariétou KOITE


Publié vendredi 31 octobre 2025 à 14:14

Forum national sur la justice : La phase nationale s’ouvre aujourd’hui

Dans le cadre du renouveau du service public de la justice, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme organise un forum national sur le secteur. Après la phase régionale qui s’est tenue le mois dernier, la rencontre au niveau national démarre aujourd’hui dans les locaux du Centre international de conférences de Bamako..

Par Mariétou KOITE


Publié jeudi 30 octobre 2025 à 07:36

Haut conseil des collectivités : Le président Diakité s’entretient avec la directrice régionale de la Fondation Friedrich Naumann

Le président du Haut conseil des collectivités (HCC), Mamadou Satigui Diakité, a reçu en audience, hier dans les locaux de son institution, la directrice régionale pour l’Afrique de l’Ouest de la Fondation Friedrich Naumann, Alexandra Heldt..

Par Mariétou KOITE


Publié jeudi 23 octobre 2025 à 12:37

Ministère public en matière civile et commerciale : Un ouvrage pour outiller les acteurs de la justice

Le livre intitulé «le ministère public en matière civile et commerciale au Mali» de Dr Diakaridia Bagayoko édité par l’Harmattan a été présenté au public le samedi dernier. La cérémonie officielle de présentation et de dédicace s’est tenue, au Centre international de conférences de Bamako sous la présidence du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué en présence des acteurs de la chaîne judiciaire et des proches de l’auteur..

Par Mariétou KOITE


Publié mardi 14 octobre 2025 à 08:17

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner