Une vue des participants à la rencontre
La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le
ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, en présence de l’Archevêque
de Bamako, le cardinal Jean Zerbo, et du directeur national de l’enseignement
catholique, Abbé Edmond Dembélé.
Le
forum qui durera 3 jours rassemble 120 participants autour du thème
«L’enseignement catholique dans le Mali d’aujourd’hui : quelles perspectives
pour garder son identité et demeurer au service de la population ?».
La
rencontre s’attachera à faire l’état des lieux de l’enseignement catholique et
formuler des recommandations pour la sauvegarde de son identité et
l’amélioration de sa qualité.
Dr
Amadou Sy Savané a rappelé que lors de la première édition de ce forum en 2013,
il a été recommandé d’organiser tous les 10 ans un forum. Pour ainsi faire le
bilan, mesurer les progrès accomplis, identifier les insuffisances et les
faiblesses et se projeter dans l’avenir. C’est dans cette vision que se tient
le présent forum. Selon le ministre de
l’Éducation nationale, la convention entre le gouvernement et la Conférence
épiscopale du Mali dans le domaine de l’enseignement a été signée le 08 août
1972. Cela fait un demi-siècle que l’église catholique du Mali et l’état
entretiennent un partenariat formel à travers l’enseignement catholique.
Aujourd’hui,
la contribution de l’enseignement catholique à l’offre d’éducation et de
formation au Mali couvre tous les ordres d’enseignement, du préscolaire au
supérieur. Le rôle de l’enseignement catholique est capital pour que nos
enfants puissent jouir de leur droit à l’éducation, a fait savoir le chef du
département de l’Éducation nationale.
Aussi, dira-il, les statistiques montrent
qu’au titre de l’année scolaire 2022-2023, l’enseignement catholique a encadré
environ 40.778 apprenants dont 20.602 filles dans 138 structures éducatives et
de formation relevant de son ressort. Il totalise actuellement 1.645 agents mobilisés
au compte de l’éducation et la formation. En vue d’améliorer la qualité de son
offre éducative et les compétences des ressources humaines, la Conférence
épiscopale du Mali a institué, en octobre 2015, un code d’éthique et de
déontologie du personnel de l’enseignement catholique au Mali.
Et de préciser que le gouvernement de
Transition est à pied d’œuvre pour la refondation de l’état qui mettra aussi le
système éducatif au cœur des priorités. Cette refondation passe par la mise en
œuvre du Programme décennal de développement de l’éducation et de la formation
professionnelle. Il a appelé les acteurs de l’enseignement catholique à se
joindre à eux pour la réussite de cette refondation. «Je voudrais inviter les
acteurs de l’enseignement catholique, en particulier toute l’église catholique
du Mali, à jouer toujours et pleinement leur rôle dans ce processus de
refondation de notre système éducatif, car le Forum national de l’enseignement
catholique me paraît s’inscrire dans cette dynamique».
Pour
sa part, Abbé Edmond Dembélé a expliqué qu’au-delà des résultats académiques,
d’autres activités ont été réalisées dans le cadre de la mise en œuvre des
recommandations du Forum de 2013. Il s’agit, entre autres, du lancement d’un
programme de renforcement des capacités des nouveaux enseignants, en
partenariat avec l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO-UUBa),
dont 70 élèves-maîtres et enseignants ont bénéficié de ce programme, la
construction d’un centre de formation continue des enseignants à Samaya. Enfin,
l’organisation régulière de stages de formation pour les enseignants et les
directeurs pendant la période des vacances scolaires et la rédaction d’un code
d’éthique et de déontologie.
Selon
lui, on peut tirer une certaine satisfaction de l’évolution de leur
enseignement durant la décennie écoulée. Et de dire que des difficultés
existent sous forme de défis, notamment ceux de l’amélioration de la qualité de
l’éducation, le projet éducatif de l’enseignement catholique à travers le
principe de l’intégralité et la formation de la personne humaine dans toutes
ses dimensions.
Le Cardinal Jean Zerbo a invité les parents à une meilleure qualité d’éducation des enfants pour un avenir serein. L’homme d’église dira que l’éducation est le plus grand défi qu’on doit relever ensemble. Pour lui, les Maliens doivent œuvrer pour la paix et le vivre ensemble. Et cela ne peut se faire sans l’éducation.
Aminata SOUMAH
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