La ministre de l’éducation nationale, Mme Sidibé Ousmane Dédéou, a donné beaucoup de détails
Le
ministère de l’éducation nationale est plus que jamais décidé à prendre le
taureau par les cornes pour mettre fin au phénomène des fraudes, des fuites de sujets et des faux
sujets communément appelés les 3F lors des examens de fin d’année scolaire.
Ainsi lors du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP), du Diplôme d’études
fondamentales (DEF) et des brevets de techniciens (BT 1 et 2), 13 personnes, dont
des élèves, des enseignants et des parents d’élèves, ont été pris en flagrant
délit de fraude ou tentative de fraude. Celles-ci ont été mises à la
disposition des forces de sécurité pour répondre de leurs actes.
En
plus des poursuites pénales, les enseignants incriminés ont été exclus des
activités liées aux examens scolaires. Ces révélations ont été faites par la
ministre de l’éducation nationale, Mme Sidibé Dédéou Ousmane, lors d’un point
de presse qu’elle a animé, hier à son département, pour évaluer les resultats
engrangés dans le cadre de la lutte contre les 3 F dans notre pays. La
conférencière a précisé qu’à Goumera (Académie de Kayes), un élève a reconnu
avoir photographié un sujet et l’envoyé dans un groupe WhatsApp pour être
traité.
Celui-ci
a été mis à la disposition de la gendarmerie et son jugement est prévu pour le
30 août prochain. Le directeur de l’Académie et la présidente du centre
d’examen «Filifing Kanouté», limogés, doivent comparaître comme des témoins. Au
niveau des centres d’examen de Senou, Mamaribougou, Karamoko Sangaré et de Base
III (Académies de Bamako-rive gauche et Kati), des présumés fraudeurs ont été
arrêtés et mis à la disposition des autorités compétentes. Un téléphone et une
somme de 900.000 Fcfa ont été récupérés des mains des candidats dans un centre
du DEF à Kéniéba.
Pour
Mme Sidibé Dédéou Ousmane, l’ambition du département de l’éducation nationale
est d’organiser des examens propres, crédibles et transparents sans fraudes,
fuites de sujets et faux sujets. En dépit des difficultés, dira-t-elle, le
ministère a pu entreprendre et réaliser des activités majeures durant l’année
scolaire 2021-2022 dans le cadre de la moralisation des examens de fin d’année
afin de redonner à notre système éducatif national ses lettres de noblesse.
Elle a aussi salué le président de la
Transition, le colonel Assimi Goïta, le Premier ministre, Choguel Kokalla
Maïga, pour l’accompagnement nécessaire en envoyant les membres du gouvernement à l’intérieur donner le coup d’envoi officiel
de la session 2022 du DEF. Elle a appelé
à l’implication de tous, notamment hommes de médias, éléments des forces de
sécurité et de défense, Amicale des anciens militants et sympathisants de
l’Union nationale des élèves et étudiants du Mali (AMSUNEM), bureau de coordination
de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), syndicats de
l’éducation, présidents de centres et surveillants pour la réussite totale du
baccalauréat (Bac 2022), des brevets de techniciens santé et agro-pastoral (BT
santé et agro-pastoral).
Enfin, la ministre en charge de l’éducation a souligné
que le téléphone est strictement interdit dans les centres et salles d’examen.
Pour elle, il est clair que tout contrevenant s’expose à l’exclusion de
l’examen.
Quant au directeur du Centre national des examens et concours de l’éducation (CNECE), Mahamadou Keïta, il a assuré que toutes les dispositions techniques et matérielles ont été prises pour le bon déroulement du bac, prévu lundi prochain. En substance, il a invité les différents acteurs de l’éducation à s’investir pour relever les défis, notamment celui de contrer les 3 F.
Sidi WAGUE
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