Les travaux prendront fin ce jeudi avec des recommandations
Objectif : contribuer à la compréhension de la prévention
et de la gestion des crises post-électorales dans les pays du Sahel.
L’ouverture des travaux était présidée par le ministre d’État, ministre de l’Administration
territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga. C’était en
présence du directeur général de l’EMP-ABB, colonel Souleymane Sangaré, de
l’ambassadeur de l’Allemagne au Mali, Dietrich Pohl et d’autres invités.
Durant trois jours, différents panels sont au menu de cette
rencontre, notamment l’organisation des élections en période de crise ;
l’impact des nouveaux découpages territorial et électoral sur l’organisation
des élections ainsi que la prise en compte des personnes déplacées internes,
des réfugiées et des Maliens établis à l’extérieur.
Il est important, voire impératif de considérer qu’organiser
des élections en situation de normalité est totalement différent dans une
situation de crise et surtout celle multidimensionnelle, a fait savoir le
ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.
Selon lui, il ne s’agit pas ici de faire le procès de la démocratie ou du
pluralisme politique, mais plutôt de mettre en exergue les tares de notre
gouvernance électorale qui nous ont conduit à une transition politique.
Pour le colonel Abdoulaye Maïga, le retour à un ordre
constitutionnel demeure une priorité absolue pour le président de la
Transition. Toutefois, il a déclaré que
les crises traversées par notre pays et la garantie du plus jamais ça au
Mali, ont poussé nos autorités à opter spécifiquement pour un retour à un ordre
constitutionnel qui sera gage de paix durable, de stabilité et de sécurité.
C’est pour cette raison, a expliqué le ministre en charge de l’Administration
territoriale, que le Mali a décidé de mener des réformes politiques et
institutionnelles prioritaires, avant d’organiser des élections. Parmi
celles-ci, on peut retenir la création de l’Autorité indépendante de gestion
des élections (Aige), le retour de l’administration et des services sociaux de
base, la production et la distribution de la carte nationale d’identité biométrique
sécurisée, le parachèvement de la réorganisation territoriale débutée en 2012…
L’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Mali
a indiqué que les crises électorales et post-électorales sapent la confiance
des populations dans le processus démocratique et mettent en danger la stabilité
institutionnelle, la cohésion sociale et le développement socio économique.
Ce
qui fera dire à Dietrich Pohl, que la crise multidimensionnelle qui sévit dans
plusieurs pays de la bande sahélo-saharienne, incite à échanger sur les défis,
enjeux et perspectives de la gouvernance électorale. Cela, afin d’augmenter la
compréhension des causes profondes, d’identifier les mécanismes de prévention
et de résolution ainsi que de partager les bonnes pratiques.
L’une des conditions de la restauration de la légitimité et
de l’autorité de l’État et l’amélioration de l’exercice du pouvoir politique
est la tenue d’élections libres et transparentes voulues par le peuple et validés
par les gouvernants. Malheureusement, a tempéré le directeur général de
l’EMP-ABB,
l’amplification des crises post-électorales aussi graves les unes
que les autres et l’acceptation des résultats par l’ensemble des acteurs
politiques et des parties prenantes, font que les États, les sociétés et les
acteurs politiques sont encore porteurs de lancinants points de fragilités en
matière électorale.
Mariétou KOITE
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