Réouverture des écoles à Kidal, le 1er octobre 2025
Le 14 novembre
2023, les Forces armées maliennes (FAMa) reprenaient le contrôle de Kidal après
près d’une décennie d’absence. Deux ans plus tard, la sécurité retrouvée a
permis à l’éducation de sortir enfin de la survie avec des réhabilitations tous
azimut, le retour massif des enseignants, l’approvisionnement relancé des
cantines avec des bons résultats scolaires. Drissa Coulibaly, directeur de
l’Académie d’enseignement de Kidal, témoigne d’une métamorphose qu’il n’osait plus
espérer.
Dans les rues de
Kidal, l’Armée est visible partout, les barrages improvisés par les groupes
séparatistes touareg ont disparu et le
drapeau malien flotte à nouveau sur les bâtiments publics. Pour la première
fois depuis plus de dix ans, un directeur d’académie peut rouler jusqu’au
dernier village de sa circonscription sans escorte armée ni négociation
préalable. C’est dans ce décor radicalement nouveau que Drissa Coulibaly,
directeur de l’académie d’enseignement de Kidal mesure, jour après jour,
l’ampleur du changement.
«L’entrée de
l’Armée malienne a été un appui inestimable pour nous, services techniques de
l’Éducation», explique-t-il. Désormais, les équipes pédagogiques circulent avec
aisance, sécurité et sérénité à travers toute la région. Les effets concrets ne
se sont pas fait attendre.
En deux ans, les
infrastructures scolaires ont été massivement réhabilitées et de nouvelles
salles de classe construites, avec l’appui de l’Unicef et de ses ONG
partenaires. Les dotations en matériels et fournitures scolaires, longtemps
bloquées, ont repris à grande échelle.
Autre avancée
symbolique : la relance des cantines scolaires. «Une mission nationale menée
par la directrice nationale des cantines scolaires a permis de reprendre
l’approvisionnement en vivres par le Programme alimentaire mondial, une
activité suspendue depuis très longtemps », souligne Drissa Coulibaly. Mais le
tournant le plus décisif reste le retour des enseignants. D’après lui, les
autorités du pays ont déployé un véritable balai aérien.
Des dizaines
d’enseignants, jusque-là bloqués à Bamako ou dans d’autres régions, ont pu
regagner leurs postes. Conséquence directe : le contenu des enseignements et
des apprentissages s’est significativement amélioré.
Les chiffres
parlent d’eux-mêmes. Au Diplôme d’études fondamentales (DEF), le taux de
réussite dépasse 72 % à Kidal, largement au-dessus de la moyenne nationale. Au
baccalauréat, il atteint 36 %, supérieur aux résultats au niveau national. Des
performances impensables il y a encore trois ans. « Ces deux années de reprise
de Kidal par les FAMa ont permis aux services régionaux, et particulièrement à
ceux de l’éducation, de travailler dans de bonnes conditions sécuritaires »,
soutient Drissa Coulibaly. Un bilan qu’il résume en une phrase : «l’école de
Kidal n’est plus en survie. Elle est en train de renaître.» Ce 14 novembre
2025, tandis que la région célèbrera avec faste le deuxième anniversaire du
retour de l’État, les écoliers, leurs professeurs et leurs parents savent
qu’ils n’ont plus seulement retrouvé la sécurité. Ils ont retrouvé l’espoir.
Amara Ben Yaya TRAORE
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