Les membres de l’institution ont formulé plusieurs recommandation
Hier, la commission dirigée par Ousmane Issoufi Maïga a rencontré les membres du Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec) au siège de l’Institution à Koulouba. Dans ses propos, le président de la commission de rédaction a évoqué le caractère transversal, multisectoriel de la représentativité au Cesec. Cela, pour dire combien les forces vives de la Nation consultées sont représentées au sein de l’institution. Pour Ousmane Issoufi Maïga, la commission de rédaction est chargée d’élaborer le projet de texte de la charte devant constituer le document de référence pour toutes initiatives, actions et activités qui concourent à la sécurité, à la paix, à la réconciliation nationale, à la cohésion sociale et au vivre-ensemble au Mali.
Le président du Cesec a souligné que «nous devons nous assurer que cette Charte ne soit pas uniquement un instrument de réparation des crises passées, mais également un outil de prévention des tensions futures». Yacouba Katilé a indiqué qu’il est nécessaire d’y renforcer les dispositifs de veille et d’alerte précoce pour détecter et traiter en amont les germes des conflits, l’éducation à la paix et au civisme, pour inculper aux générations actuelles et futures une culture de dialogue et de tolérance. S’y ajoutent l’inclusion socio-économique des populations vulnérables afin d’attaquer les causes profondes de l’instabilité ainsi que le renforcement du rôle des acteurs de la société civile et des institutions de médiation pour maintenir un cadre de concertation permanent.
Au cours des échanges, les membres du Cesec ont soulevé la réception tardive du document, le détail du chronogramme de mise en œuvre de la Charte et les mécanismes de suivi-évaluation, l’accent sur la prévention des conflits et l’intégration des ex-combattants dans l’Armée. Les conseillers du Cesec ont également souhaité mettre l’accent sur le rôle et la place des personnes âgées, et clarifier les innovations que la charte apporte en termes de solutions à l’injustice. Le rapporteur général de la commission dira que le but de cette rencontre était d’abord de remercier le Cesec pour la contribution de qualité qu’il a apportée à la rédaction de l’avant-projet de la Charte. Aux questions soulevées, Boubacar Sow a apporté des éclaircissements.
Les inquiétudes sur le processus du Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) ont été répondues par le président de la sous-commission paix et sécurité de la commission. Selon le Général Yamoussa Camara, le DDR est un problème technique très délicat qui mérite une attention particulière. Tirant les leçons du passé, il a fait savoir que dans les nouvelles dispositions du DDR, il est prévu d’intégrer encore 3.000 ex-combattants dont 2.000 dans les Forces armées et de sécurité en excluant tous les déserteurs.
Ceux-ci seront issus des donsos, des éléments des groupes d’auto-défense et d’autres groupes armés ayant accepté de respecter les principes posés qui reconnaissent l’unité nationale et le caractère laïc de la République. Aussi, la réinsertion concernera certaines catégories avec d’autres services. «Les déserteurs ne seront plus repris dans les Forces armées et de sécurité compte tenu de ce qui s’est passé auparavant», a rassuré l’officier général. Par ailleurs, le président de la sous-commission paix et sécurité a affirmé que le Cesec joue un rôle très important dans le renforcement de la sécurité à travers le pays. En ce sens que l’Institution peut contribuer à améliorer le maillage sécuritaire par la veille et l’anticipation.
Mariétou KOITE
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