#Mali : Achat des titres publics de l’État sur le marché financier : La BMS-SA classée première

outes les banques font des efforts pour financer l’économie nationale, mais la palme d’or revient à la Banque malienne de solidarité (BMS-SA) qui contribue régulièrement et fortement à l’atteinte des objectifs de l’État malien sur le marché financier sous-régional.

Publié jeudi 22 février 2024 à 08:17
#Mali : Achat des titres publics de l’État sur le marché financier : La BMS-SA classée première

Mamadou Daffé, directeur général adjoint de la BMS-SA

 

TElle a été en 2023 la première banque de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) à avoir plusieurs fois soutenu l’État du Mali dans la mobilisation des ressources pour faire face aux déficits budgétaires. D’où la reconnaissance des autorités qui ont attribué un trophée à l’institution bancaire.

Au cours d’une interview accordée hier à la presse, le directeur général adjoint de la BMS-SA, Mamadou Daffé, a apprécié cette reconnaissance de l’État. Il a remercié le ministère de l’Économie et des Finances pour avoir initié la cérémonie de lancement du calendrier d’émissions des titres publics du Mali. «Les États, pour financer l’économie nationale, vont sur le marché financier pour lever périodiquement des fonds. C’est ce calendrier qui a été dévoilé à la communauté financière du Mali», a fait savoir Mamadou Daffé. Pour lui, dans un contexte de souveraineté retrouvée, la BMS-SA se devait de participer fortement au financement de l’économie du Mali.

Le directeur général adjoint de la BMS-SA a précisé que toutes les deux semaines, le Mali est sur la marché monétaire pour lever des fonds d’environ 25 à 30 milliards de Fcfa. «C’est sur ces montants que la BMS-SA participe régulièrement et fortement», a-t-il expliqué, ajoutant que «c’est ce cumul qui fait que sa banque se trouve en première position».


Par ailleurs, il a noté que plusieurs secteurs prioritaires de développement ont bénéficié de leur investissement, notamment ceux de l’infrastructure et de l’agriculture. «Nous avons aussi financé les Petites et moyennes entreprises (PME) qui sont pourvoyeuses d’emplois. Nous finançons le commerce international et approfondissons certaines relations pour faire face au financement de l’économie nationale et voir dans quelle mesure s’étendre dans la sous-région. Nous sommes déjà en Côte d’Ivoire et nous envisageons d’être au Sénégal et au Togo pour pouvoir atteindre les Maliens évoluant dans ces pays et participer fortement à l’intégration africaine», a dévoilé Mamadou Daffé.

Il a indiqué que la BMS-SA est la première banque du Mali sur beaucoup d’aspects et qu’elle compte se maintenir à cette position et accompagner les autorités dans le cadre de la souveraineté. «En tant que banque de l’État, nous allons œuvrer et mobiliser tout ce qui est possible pour faire face à ce défi», a-t-il déclaré. 

En 2024, la BMS-SA envisage la consolidation des acquis, la modernisation de la banque à travers de nouveaux logiciels et la digitalisation de beaucoup de services. Elle ambitionne également de poursuivre ses efforts d’accompagnement de l’État sur le marché monétaire et financier de la sous-région. À cet égard, son directeur général adjoint a félicité et remercié les clients et partenaires, avant de réitérer la disponibilité de la BMS-SA à les accompagner dans le cadre des projets.

Fatoumata Mory SIDIBE

Lire aussi : 35 ans de démocratie au Mali : Du sacrifice de 1991 à l’exigence de Refondation

Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..

Lire aussi : Célébration du 26 mars: La nécessité de consolider les acquis de la démocratie

26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..

Lire aussi : France : Le rappeur Maître Gims placé en garde à vue

L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.

Lire aussi : Palais de la culture Amadou Hampâté Bâ : L’espoir est permis en 2026

Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.

Lire aussi : Start-up au Mali : L’accompagnement des incubateurs, un levier pour les jeunes

Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.

Lire aussi : ONDD : 75 % des activités réalisées en 2025

Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.

Les articles de l'auteur

Chambre des mines : Vers un nouveau cadre organisationnel

Le gouvernement de la Transition a dissous en janvier 2025 les organes de la Chambre des Mines du Mali marquant ainsi une volonté claire de refondation et de dynamisation de cette institution vitale pour l’économie nationale..

Par Fatoumata Mory SIDIBE


Publié mercredi 18 mars 2026 à 08:21

Uemoa : Ouverture de la 11ème session de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires

La 11ème session de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) au Mali se tient depuis hier dans un hôtel de Bamako..

Par Fatoumata Mory SIDIBE


Publié jeudi 26 février 2026 à 08:42

Pafeem : Des formateurs formés aux nouvelles techniques

La session de formation des formateurs consacrée aux techniques de facilitation de l’apprentissage organisée par le Projet de promotion de l’accès au financement, de l’entreprenariat et de l’emploi au Mali (Pafeem), sous l’égide du ministère de l’Économie et des Finances et en partenariat avec la Société financière internationale (SFI), a été clôturée, lundi dernier, dans les locaux du projet..

Par Fatoumata Mory SIDIBE


Publié vendredi 20 février 2026 à 08:38

Information géospatiale : Les acteurs se concertent sur le plan d’actions

Le Forum national d’appropriation du plan d’actions national pour une gestion intégrée de l’information géospatiale (Plan GIIG) se tient, depuis hier, dans un hôtel de Bamako. Objectif : renforcer l’adhésion de l’ensemble des parties prenantes (administration, secteur privé et société civile) au document..

Par Fatoumata Mory SIDIBE


Publié mercredi 11 février 2026 à 08:48

Vocation d’enseigner : À l’épreuve des défis

Pour transmettre le goût d’enseigner, il est nécessaire de s’appesantir sur la formation rigoureuse des pédagogues et l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Mais la reprise en main par l’État de la souveraineté éducative est aussi une exigence.

Par Fatoumata Mory SIDIBE


Publié lundi 05 janvier 2026 à 08:44

Billets de banque neufs : Un marché au rythme des cérémonies

Dans ce business, les cambistes n’ont pas d’état d’âme. Les commissions prélevées dans les échanges de vieux billets en précieux «craquants» peuvent aller de 10 à 20 %. Par exemple pour échanger 100.000 Fcfa, le client peut perdre jusqu’à 20.000 Fcfa.

Par Fatoumata Mory SIDIBE


Publié mercredi 31 décembre 2025 à 08:52

Secteur semencier : L’Assema lance un plan pour fédérer les énergies

L’Association semencière du Mali (Assema) a officiellement lancé, hier à la Maison de la femme (rive droite), son Plan stratégique de plaidoyer 2026-2030. L’événement a rassemblé les parties prenantes pour favoriser le réseautage et les informer sur cette stratégie afin qu’elles s’en approprient..

Par Fatoumata Mory SIDIBE


Publié mardi 23 décembre 2025 à 08:20

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner