Avant
d’exposer les points saillants de cette session, le conférencier a rappelé le
cadre juridique et institutionnel du CSA qui est un organe de concertation sur
les politiques nationales de développement agricole et péri agricole. Selon lui, le Conseil est régi
par les dispositions de la Loi d’orientation agricole (LOA) en ces articles 185
à 187 et a pour mission de veiller à l’application de la LOA. Aussi, dira-il,
l’un des instruments les plus importants est disposé dans l’article 195 de
cette LOA qui met l’accent sur la planification dans le secteur agricole, d’où
l’élaboration d’un Plan annuel de campagne agricole harmonisé et consolidé.
Parlant des points saillants, le
ministre a présenté aux hommes des médias le bilan de la campagne agricole
2023, annoncé les prévisions de 2024 et les projections 2025 et 2026. En effet,
en 2023, sur une prévision de 10,9 millions de tonnes de céréales, notre pays a
réalisé 9,9 millions de tonnes, soit
91,41%. Concernant le coton, 582,5 mille tonnes ont été réalisées sur
une prévision de 750 mille tonnes, soit un taux de réalisation de 77,7%.
Pour la campagne agricole en
cours et les deux années qui suivent, les autorités en charge de l’agriculture
ambitionnent de produire 11,09 millions de tonnes en 2024, 11,7 millions de
tonnes en 2025 et 12,4 millions de tonnes en 2026. Pour le coton, elles
projettent respectivement pour ces mêmes années une production de 765 milles tonnes, 910 milles tonnes et
910 milles tonnes. Sur une prévision de 522,3 mille tonnes d’engrais, il est
prévu la subvention de 140,6 mille tonnes. Et pour les semences, sur 200
tonnes, 67 tonnes de maïs hybrides seront subventionnées. À ces prévisions, il
faut ajouter la subvention de 370,7 mille tonnes d’engrais pour le coton…
Concernant les recommandations issues de cette session, il a énuméré la mise en place des mesures pour faire face aux manœuvres de certaines Ong sur la transhumance inter-États, l’utilisation de façon accrue des technologies issues de la recherche pour valoriser le potentiel agricole du pays, l’opérationnalisation de la politique nationale du conseil agricole pour un encadrement plus rapproché des exploitants agricoles…
Les questions des confrères ont porté sur les mesures prises contre l’insécurité alimentaire, la gestion des subventions, les mesures contre les changements… À ces questions, le ministre a apporté des réponses en invitant les journalistes à soutenir le monde rural en diffusant des bonnes informations.
Anne Marie KEITA
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