La décision des autorités n’a nullement pour objectif d’entraver les mouvements des Casques bleus dans notre pays
«Le gouvernement du Mali décide de suspendre, à compter de
ce jour (ndlr 14 juillet 2022), toutes les rotations de contingent militaire et
policier de la Minusma, y compris celles déjà programmées ou annoncées ».
Bamako a notifié ainsi à la Mission onusienne sa décision de suspension des
rotations des troupes étrangères déployées dans notre pays. Précision de
taille : la suspension est temporaire. Et sa levée est conditionnée à la
tenue « d’une réunion de coordination entre les structures maliennes
concernées et la Minusma » en vue d’une gestion efficiente de la rotation
des effectifs des contingents militaires et policiers au Mali au compte de la
Force onusienne ».
Pour bien montrer que la décision n’a nullement pour
objectif d’entraver les mouvements des Casques bleus dans notre pays, le
gouvernement « assure que la partie malienne travaillera de manière
diligente en vue de réunir les conditions propices à la levée de cette mesure
suspensive de la rotation qui constitue une phase essentielle permettant aux
contingents déployés d’assurer une bonne mise en œuvre du mandat de la
Minusma ».
Cette mesure de suspension intervient dans un contexte marqué par les circonstances du renouvellement du mandat de la Mission onusienne. Qui ne se souvient pas des fortes réserves formulées par le Mali sur certaines dispositions du texte dont l’adoption par le Conseil de sécurité de l’Onu a été marquée par l’abstention de la Russie et de la Chine ? Le Mali a clairement prévenu qu’il n’appliquera pas des dispositions « droit de l’hommistes » qui cachent mal des visées politiques.
POLITIQUE DE FERMETÉ- Quoique le gouvernement ait tenu à
afficher sa bonne foi en expliquant vouloir travailler dans les meilleurs délais
pour la levée de la mesure de suspension, sa décision n’échappera pas à une
analyse à travers le prisme de sa position de fermeté lors du renouvellement du
mandat onusien.
Il reste clair tout de même que l’intention des autorités de la
Transition est de faire respecter la souveraineté du Mali en obligeant les
partenaires étrangers à tenir compte des aspirations du peuple malien. Cette
position a été maintes fois exprimées et plusieurs fois mises en application.
On se souvient de l’épisode de tension avec la France au sujet du départ de la
force militaire Barkhane de notre sol.
Auparavant, le gouvernement avait
interdit à un contingent danois de prendre pied sur notre territoire, au motif
que les règles du déploiement des forces étrangères n’avaient pas été respectées.
Les militaires danois opéraient au sein de la force européenne Takuba, mise en
place à l’instigation de la France dans le cadre de la lutte contre le
terrorisme au Sahel. La volonté du gouvernement de faire respecter sa
souveraineté a fini par conduire les soldats européens à plier bagages.
Les circonstances du départ de Takuba et de Barkhane ont
achevé de faire comprendre à nos partenaires que nul n’agira plus au Mali comme
bon lui semble. Les mouvements des forces étrangères sont désormais étroitement
encadrés. Quoi de plus normal pour un pays qui entend se faire respecter ?
L’affaire des 49 soldats ivoiriens n’est que la traduction de cette politique
de fermeté emprunte de courtoisie que le pouvoir de transition affiche désormais.
Il est évident que le déploiement du contingent ivoirien sur notre sol n’a pas
respecté toutes les règles prévues en la matière.
Le gouvernement, dans son
communiqué du lundi soir, a pointé les manquements graves constatés dans ce
dossier. Jusqu’ici, les faits et les informations fournies sur cette affaire
tendent à accréditer la thèse que nos voisins ivoiriens n’étaient pas en règle
quand ils ont débarqué à l’aéroport de Bamako-Sénou.
Fort de son bon droit, le gouvernement entend jouer la carte
de l’apaisement dans cette affaire. La Côte d’Ivoire est un pays avec lequel
des liens séculaires et multiformes nous unissent. Une tension est toujours mal
venue entre deux pays voisins que tout unit.
La partie ivoirienne fait la même lecture de la situation. Des deux côtés, les communiqués officiels vont dans le sens de l’apaisement et de la recherche d’une solution qui préservera les relations fraternelles entre la Côte d’Ivoire et le Mali.
Mohamed TOURE
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