De nombreuses communications ont été faites sur différents thèmes
L’activité
qui a regroupé les représentants de la société civile, des acteurs de la
justice et autres participants, avait pour objectif de contribuer à une
meilleure administration de la justice et à son accès notamment dans les
Régions de Mopti, Gao et Tombouctou.
Lors de la
rencontre, les organisations membres du Programme ont présenté tour à tour, les
activités menées dans les trois régions concernées à cet effet. Elles ont
ensuite fait des plaidoyers sur la lutte contre l’impunité, l’accès des
personnes vulnérables à la justice, l’accélération des processus de justice
transitionnelle, de valorisation des autorités traditionnelles, etc.
«L’accès à
la justice des personnes vulnérables», était défendu par la paneliste et
directrice de l’Association pour la promotion de la femme et de l’enfant au
Mali (Aprofem), Traoré Awa Aly Traoré. Pour elle, l’une des conditions pour
asseoir une société juste et apaisée dans le contexte actuel du Mali est
l’accès à la justice.
Cet accès, a-t-elle développé, voudrait dire la justice
pour tout le monde, pour les personnes vulnérables, handicapées et toutes les
sensibilités confondues. La première responsable de l’Aprofem a indiqué
qu’il s’agit, à travers ce panel de haut niveau, de plaider pour que le projet
de loi sur l’accès égal et l’assistance juridique et judiciaire en cours soit
effectif dans notre pays afin que les personnes vulnérables aient accès à la
justice.
Pour la
présidente de Tribune jeunes pour le droit au Mali (Trijeum) dont le plaidoyer
était centré sur la lutte contre l’impunité, les actions réalisées par son
organisation sont la documentation des cas de violation des droits de l’Homme.
Keïta Koniba Samaké a rappelé que notre pays traverse depuis 2012 une crise
multidimensionnelle notamment sécuritaire. Cette crise, a-t-elle supposé, a été
marquée par des séries de violations graves des droits de l’Homme dont la
nature varie. Il s’agit, entre autres, des assassinats, des enlèvements, la
torture. Selon elle, ces violations présumées ne doivent pas rester impunies.
Pour le
président du Renedep, le programme «Just future» est basé sur trois
piliers qui sont la sécurité, l’accès à la justice et l’inclusion. Selon
Yacouba Hamidou Maïga, il s’agit, à travers le deuxième pilier du Programme, de
faire un plaidoyer à l’endroit des autorités administratives pour
l’amélioration de l’accès à la justice.
Parlant de la justice traditionnelle,
le président du Renedep a fait savoir que les populations des Régions de Mopti,
Gao et Tombouctou pensent qu’elle est indispensable. Dans ces localités, a-t-il
souligné, l’accès à la justice informelle est à la portée et à moindre coût des
populations. Cela, parce que la justice formelle n’y est pas présente.
Au cours de cette activité, des communications ont été faites sur l’incidence des conflits armés sur l’accès à la justice et les défis concernant l’accès à la justice pour le gouvernement de la Transition. Parmi les recommandations formulées, on peut retenir, entre autres, la sensibilisation sur le droit, la justice et les droits humains, le rapprochement des juridictions des justiciables et la lutte efficace contre la corruption.
Mariétou KOITE
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