Ensuite, Pangassy Sangaré, servant de modèle, poursuit sa carrière militaire en se perfectionnant à l’école préparatoire régionale de Banankoro de 1963 à 1967. Deux ans plus tard, il est admis à l’Emia d’où il sort Sous-lieutenant en 1972. Issu de la promotion Général Abdoulaye Soumaré, il gravit vite les échelons. Ainsi, de 1974 à 2010, cet officier passe successivement de Lieutenant, Capitaine, Commandant, Lieutenant-colonel, Colonel au grade de Général de brigade. Ses qualités et ses compétences lui permettent d’occuper des fonctions de commandement dans l’Armée malienne. En 1972, il est instructeur permanant à l’Emia.
De 1972 à 1973, feu Général de brigade Pangassy Sangaré est chef de peloton de chars. Il demeure avec les chars jusqu’en 1980. Il dirige le Prytanée militaire de Kati de 1982 à 1988 en qualité de directeur. Avant d’occuper les fonctions de chef d’état-major de l’Armée de terre de 1992 à 1994. Et de devenir, chef d’état-major général adjoint des Armées de 1994 à 1999. De là, il est nommé chef d’état-major général des Armées de 1999-2002.
L’officier valeureux complète sa formation initiale par de nombreux stages de renforcement de capacité, entre autres, la formation de chef de bataillon de chars à Odessa en 1980, le cours d’état-major à Compiègne, en France (1987) et la formation à l’École supérieure de guerre interarmées à l’Institut des hautes études de défense nationale en France de 1991 à 1992.
Feu Général de brigade Pangassy Sangaré eut plusieurs décorations : Chevalier de l’Ordre national du Mali et Grand officier de l’Ordre national du Mali en 2018.
Namory KOUYATE
La rencontre de Bamako va permettre de mettre en place les organes dirigeants de la BCID-AES, valider les textes fondateurs tout en veillant à la disponibilité des moyens techniques, financiers, juridiques et humains nécessaires à son développement.
À la place des statues des explorateurs et des gouverneurs du Soudan français, se trouvent désormais celles des résistants à la pénétration coloniale et des figures emblématiques de notre Armée.
Il est bien loin ce temps où Radio Mali et L’Essor mobilisaient seuls tous les sens des citoyens maliens et façonnaient l’opinion. Jusqu’en 1983, lorsqu’ils furent rejoints par la télévision nationale. La nouvelle venue ne faisait qu’agrandir la famille des «médias publics»..
Dans un environnement informationnel en constante mutation, démêler le vrai du faux est devenu un enjeu majeur. Et ce combat contre la désinformation nécessite obligatoirement le respect des principes du journalisme..
Les médias traditionnels ou classiques prennent le temps de recouper l’information avant de la diffuser. Tel n’est pas forcément le cas des nouveaux acteurs du métier appelés «vidéoman» qui, à la recherche de buzz et de sensation forte pour se faire plus d’audience, tombent facilement .
Dans les lignes qui suivent, nos deux interlocuteurs se sont prononcés sur les rôles de l’Essor et de l’ORTM dans l’ancrage institutionnel de notre pays, leur adaptation à l’évolution numérique, les défis et la contre-attaque dans le cadre de la guerre informationnelle.