
Issu d’une famille de marabouts,
celui que nous désignons sous les
initiales de I. F réside à Bamako, depuis plusieurs décennies, et est imam dans
une mosquée située sur la Rive droite du Niger.
Dans son quartier, I. F est
respecté de tous. Les fidèles de sa mosquée, comme le reste de la population
lui vouent une admiration profonde pour ses convictions religieuses et sa
sagesse.
Contrairement à beaucoup d’autres imams, I. F connaît presque tous les
fidèles de sa mosquée et participe à toutes les cérémonies sociales des siens
(baptêmes, mariages, séances de lecture de Coran, décès…).
Dans sa mosquée, les
fidèles consacrent le premier dimanche du mois au nettoyage du lieu de culte et
I. F participe lui-même à cette opération.
«A Chaque fois que nous lui
demandons de laisser les fidèles s’occuper de ce travail, il répète que
nettoyer la mosquée fait partie des obligations de tout bon musulman», témoigne
un habitant du quartier qui fréquente la mosquée de I. F depuis plus d’une décennie.
Pour revenir à notre
histoire proprement dite, l’érudit a perdu sa deuxième épouse, il y a quelques
semaines, après seize années de mariage.
Après la prière de «fadjiri», l’imam
informe les fidèles de la triste nouvelle et annonce que les funérailles se dérouleront
dans son village natal, situé à une centaine de kilomètres de Bamako.
Comme il
fallait s’y attendre, beaucoup de fidèles décident d’effectuer le voyage pour
accompagner la défunte à sa dernière demeure.
Arrivé au village, le corps sera
déposé à la morgue, en attendant l’enterrement qui était prévu 24h plus tard.
Mais, le lendemain matin, quand la famille et les voisins de l’imam sont venus
au cimetière pour creuser la tombe, le gardien les informa que c’était déjà
fait.
Aux nombreuses
questions posées par ses interlocuteurs, le gardien du cimetière se contenta de
répondre que la tombe de l’épouse du religieux a bien été creusée, avant de les
conduire sur le lieu. Surpris et perplexes, les fossoyeurs retournèrent à la
maison, avant de revenir, une heure plus tard, avec le corps.
Au moment même où
les gens s’apprêtaient à mettre la défunte sous terre, le gardien du cimetière
vint souffler à l’oreille de l’imam qui dirigeait la cérémonie qu’il souhaitait
faire un témoignage.
TEMOIGNAGE EMOUVANT- A
la demande de l’imam, l’inhumation fut interrompue, le temps pour le gardien du
cimetière de faire son témoignage. «Je m’appelle Oumar (c’est le prénom que
nous donnons à l’homme), je suis gardien de ce cimetière depuis plus d’une décennie,
introduit l’homme.
Il s’est passé quelque chose ici, hier soir, que je n’avais
jamais vu, ni entendu dans ma vie. Après la prière de «Safo», l’imam I. F que
je connais bien, s’est présenté ici et m’a demandé de lui rendre un service.
Quel genre de service ai-je demandé ? Il répondit : je voudrais que
vous ouvriez le cimetière pour me permettre de creuser la tombe de mon épouse.
Je lui ai expliqué qu’il est interdit d’ouvrir le cimetière la nuit, mais il a
insisté et m’a convaincu en révélant qu’il voulait creuser la tombe de sa défunte
épouse, en guise de cadeau d’adieu.
Ma surprise a encore été plus grande quand
I. F m’a dit que c’est parce qu’il voulait faire seul le travail qu’il a
attendu la nuit pour se présenter au cimetière. Je lui ai donné le matériel, il
a enlevé son grand boubou et s’est mis au travail.
J’ai tenté à plusieurs
reprises de l’aider, mais il n’a jamais accepté. A Chaque fois il me répétait
la même chose : j’ai décidé de faire ça seul pour dire adieu à mon épouse».
Le témoignage du
gardien du cimetière a provoqué une vive émotion dans la foule et certains
parents et proches de l’homme de foi n’ont pu retenir leurs larmes. Pourquoi
l’imam a-t-il décidé de rendre cet hommage si particulier à sa défunte épouse
avec laquelle il a eu 7 enfants ?
«Pour la remercier de son comportement
exemplaire pendant seize ans de mariage», a discrètement confié l’imam à un de
ses proches, ajoutant qu’il avait fait la même chose, un an plutôt lors du décès
de sa première épouse.
Selon I. F, sa défunte épouse avait été admise au
concours des enseignants des collectivités territoriales et avait même fini de
constituer ses dossiers de prise de fonction.
Malheureusement, elle est décédée dans un hôpital de la capitale, suite à un malaise, donc avant sa prise de fonction. Comme le dit l’adage : «l’homme propose, Dieu dispose».
Soulemane Bobo TOUNKARA
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