C’est ce qui ressort d’une conférence de
presse animée, le week-end dernier à Kalaban-Coro par le maître d’œuvre de l’événement, le
chanteur Salif Keïta, et le conseiller technique au ministère de la
Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de
l’administration, Arouna Barry.
Le conférencier principal Salif Keïta a témoigné
de sa reconnaissance aux autorités des deux pays pour les efforts accomplis
pour la réussite de cette première édition. «Je tiens à remercier encore
la Guinée. Sans elle, on n’aurait pas eu le courage de continuer et de pérenniser
l’événement», a-t-il souligné. Et le conférencier de rendre aussi hommage à
tous ceux qui ont apporté une contribution et au ministre de la Communication,
de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration, celui en
charge de l’Artisanat.
Il a associé aux remerciements le Secrétariat à la Sécurité
alimentaire, Barou Coulibaly dit «Barouni Gambi» et la présidente du Mouvement
An-biko, Mme Fatoumata Batouly Niane. Comme pour couper court à d’éventuelles
interprétations malsaines, le conférencier a aussi précisé que ce rendez-vous
culturel n’avait aucune une connotation politique. Arouna Barry a donné
quelques informations sur le déroulement
du désormais «Festival international pour l’unité africaine de Kourémalé».
Il a expliqué qu’à l’origine, le président du comité d’organisation et
initiateur, Salif Keïta a souhaité remercier le peuple de Guinée pour son
soutien au Mali pendant les «sanctions inhumaines et injustifiées» qui avaient été
imposées à notre pays par la Communauté des économique des États d’Afrique de
l’Ouest (Cedeao) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).
Il voulait dire merci au peuple guinéen pour son soutien et à ce pays ami pour avoir refusé malgré les pressions de fermer ses frontières au Mali. Il voulait aussi rappeler la vision de l’ancien président de la Guinée, feu Ahmed Touré qui disait que nos deux pays constituent les deux poumons d’un même corps. Et de dire que nos deux pays appartenaient au Manding classique. Pour lui, Salif Keïta voulait aussi dire que notre pays et la Guinée ont appartenu aussi à l’Afrique occidentale française (AOF). Et que c’est justement à cause des tracés des frontières qu’ils ont été séparés. Il voulait briser les barrières de la séparation pour favoriser l’unité, l’intégration économique et sociale de nos deux peuples, a dit le conseiller technique.
Sinè TRAORE
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