Arrivée du ministre Abdoulaye Maïga hier à Kampala
Kampala,
la capitale ougandaise, accueille à partir de ce matin et pour cinq jours le
19è sommet du Mouvement des Non-Alignés et un sommet du Groupe des 77 + la
Chine. Le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la
Décentralisation, y participe. Le colonel Abdoulaye Maïga, représentant le chef
de l’État, le colonel Assimi Goïta, conduit une délégation comprenant le
ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye
Diop et des ambassadeurs....
Le
Sommet de Kampala réunira plusieurs dizaines de chef d’État et de gouvernement
du monde entier. Il sera notamment question de l’avènement d’un ordre
international équilibré et juste, qui garantisse la sécurité, la stabilité et
la prospérité pour tous. Et qui mette fin à la longue marginalisation des pays
en développement et réponde à leurs besoins et aspirations. Ce groupe formé par
plus d’une centaine de pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine et qui a
pour objectif la promotion d’un ordre international «moins injuste», pourrait
également appeler à défendre les causes justes pour réaliser la «décolonisation
définitive». Il pourrait également inviter à adopter une position «forte et
ferme» à l’égard de la cause palestinienne.
Les problématiques liées à l’insécurité alimentaire, au changement climatique, au financement du développement et à la question de la dette, pourraient également s’inviter dans les débats. Kampala accueille le sommet du Mouvement des Non-Alignés pour la 2è fois après celui de 2008. Le présent rendez-vous se tient dans un contexte international très tendu et marqué notamment par le basculement irréversible aux plans économique, diplomatique et géopolitique. En témoignent un semblant de guerre froide que les puissances occidentales s’évertuent à imposer à l’humanité pour cacher leur perte manifeste d’hégémonie sur le reste du monde. Situation qui offre l’occasion aux pays non-alignés de réitérer leur volonté de garder leur autonomie face aux grandes puissances notamment occidentales qui mettent tout leur poids dans la balance pour ramener l’humanité à un monde unipolaire.
FAIRE
ENTENDRE LEUR VOIX- Cette rencontre de haut niveau est alors un cadre de
consultation politique important autour des intérêts et priorités des pays en
voie de développement. Pays qui sont, aujourd’hui plus que par le passé,
déterminés à faire entendre leur voix et à clamer leur indépendance quant à la
prise de décisions aux plans politique, diplomatique et économique. En la
matière, le ministre d’État pourrait appeler à la fin des ingérences et au
respect strict de la souveraineté économique et politiques des États membres de
ce Mouvement. Cela conformément aux trois principes édictés par le chef de
l’État, le colonel Assimi Goïta, à l’intention des partenaires dans le cadre de
leur collaboration avec notre pays. Il s’agit du respect de la souveraineté du
Mali, des choix stratégiques opérés par le Mali et de la défense des intérêts
du peuple malien dans les prises de décision.
Le ton a été donné mardi lors de
l’ouverture de la Conférence des ministres des Affaires étrangères du Mouvement
des non-alignés, en prélude au Sommet. Le ministre Abdoulaye Diop a participé à
cette rencontre placée sous le thème : «Approfondir la coopération pour une
richesse mondiale partagée». En marge de ce rendez-vous de cinq jours, l’agenda
diplomatique de la délégation malienne prévoit plusieurs activités importantes,
y compris des rencontres bilatérales avec plusieurs délégations des pays amis
et autres personnalités en vue d’échanger sur des questions d’intérêt
commun.
Créé
en 1961 lors de la Conférence de Belgrade dans l’esprit et la continuité de la
Conférence de Bandoung en Indonésie en 1955, le Mouvement des
pays non-alignés a regroupé les États qui ne voulaient pas s’engager dans
la logique d’affrontement entre l’Est et l’Ouest mais au contraire, favoriser
l’indépendance réelle des pays du Sud dans le cadre de la décolonisation. Le mouvement compte
120 pays : 53 d’Afrique, 39 d’Asie, 26 d’Amérique latine et des Caraïbes
et deux pays d’Europe. Il comprend aussi la Palestine, État non membre de
l’Onu, 17 autres pays observateurs et 10 organisations observatrices.
Le G77 a été créé le 15 juin 1964 lors de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). La signature de la «Déclaration commune des soixante-dix-sept pays» a donné naissance à la plus importante des organisations internationales des pays en développement aux Nations unies. Composé à l’origine de 77 pays appelés jadis «Tiers-monde», le groupe s’est progressivement étoffé jusqu’à compter désormais 134 membres, de l’Inde au Mali, de l’Uruguay au Népal. La Chine fait également partie depuis l’origine du G77, bien que sa situation économique ait évolué depuis 1964. Avec ce regroupement, les pays du G77 espèrent promouvoir leurs intérêts collectifs et leur objectif de développement.
Cette
alliance entre pays du Sud entend faire pression pour garantir une relation
économique équitable avec le reste du monde et assurer la sécurité des pays
nouvellement indépendants, souvent non-alignés. L’organisation se donne pour
ambition d’éradiquer la pauvreté dans ces pays d’ici à 2030.
Envoyé spécial
Cheick Moctar TRAORE
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