Les autorités
des deux pays ont une identité de vue sur les questions
majeures de l’heure
Le Premier ministre du
Burkina Faso, Apollinaire Joachim Kyélem de Tambela, est arrivé hier dans l’après-midi
dans notre pays pour une visite de 48 heures. Il a été accueilli, à l’Aéroport
international président Modibo Keïta-Senou, par son homologue, Choguel Kokalla
Maïga, en présence de plusieurs membres du gouvernement.
Le Premier ministre burkinabè
est porteur d’un message du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré à
son frère le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. «J ai quitté
chez moi je suis venu chez moi...» ainsi s’est exprimé le Premier ministre
burkinabé à son arrivée à Bamako.
Apollinaire Joachim Kyélem de
Tambela nourrissait déjà l’espoir de venir au Mali qui, selon lui, fait la
fierté de toute l’Afrique depuis l'avènement au pouvoir du colonel Assimi Goïta.
«Ce que nos devanciers n'ont pas pu faire, a poursuivi le Premier ministre du
Faso, nous n’avons pas le droit de ne pas le faire ou du moins de le tenter.
L’opportunité de cette visite a été par ailleurs offerte par le marcheur
Ibrahim Cissé qui a effectué le trajet Bamako-Ouaga les drapeaux burkinabé
et malien à la main et appelé les deux pays à la fédération. Cet acte ne sera
pas sans suite», a promis Appollinaire Joachim Kyélem de Tambela.
Au cours de son séjour, le
Premier ministre du Burkina Faso aura l’occasion d'échanger largement avec son
homologue malien et le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop qui
sont des panafricanistes convaincus, a-t-il conclu.
Ce déplacement du chef du
gouvernement burkinabè fait suite à la visite dans notre pays du capitaine
Ibrahim Traoré en novembre dernier. Le chef de l’état burkinabè consacrait
ainsi au Mali sa première visite à l’extérieur de son pays. Cette visite
d’Appollinaire Joachim Kyélem de Tambela au Mali intervient également et
surtout dans un contexte où les dirigeants des deux pays semblent avoir une
convergence de vue sur les questions majeures du moment.
Engagés dans de
processus de transition, le Burkina Faso et le Mali font face aux mêmes types
d’enjeux sécuritaires avec la lutte contre les groupes terroristes. Le sujet
sera probablement au centre des échanges qu’auront Dr Choguel Kokalla Maïga et
son hôte.
De fait, la conduite des
transitions au Mali et au Burkina Faso a des similitudes à bien des égards. à
l’origine d’une certaine «froideur» dans les relations avec l’ex-puissance
coloniale, les deux pays se sont résolument inscrits dans une logique de
diversification des partenaires. Pour faire face à la menace terroriste,
Maliens et Burkinabè sont dorénavant davantage tournés vers de nouveaux
partenaires parmi lesquels la Russie occupe une grande place.
Conséquence du froid avec
Paris, le Burkina Faso a récemment demandé le départ de l’ambassadeur de
France. Dans la même dynamique, les autorités burkinabè ont également exigé il
y a quelques jours que les soldats français quittent leur pays dans un délai
d’un mois.
En tout cas, les résultats engrangés par les deux états pendant les
derniers mois dans la lutte contre le terrorisme sont de présages favorables,
encourageant du coup le renforcement de l’idée du changement de paradigme sur
la conduite des processus de transition.
Massa SIDIBE
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