L’ aflatoxine a de graves effets négatifs sur la santé des humains et des animaux
Mali
protection des cultures (MPC) a organisé, hier dans un hôtel de la place, un
atelier sous le thème : «Aflasafe, une solution durable et innovante
contre l’aflatoxine et ses conséquences économiques et sanitaires au Mali».
L’événement était couplé au lancement de son nouveau produit «Alfasafe ML01»,
une première bio solution, pour lutter contre l’aflatoxine dans le maïs,
l’arachide et le sorgho au Mali. La cérémonie
a été présidée par le secrétaire général du ministère du Développement rural,
Daniel Siémon Kelema, en présence du directeur général de MPC, Hervé Essi.
À travers
sa filiale MPC, en collaboration avec l’Institut d’économie rurale (IER) et
l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA), le groupe UPL
distribue avec succès Aflasafe depuis 2021 à travers son Programme intégré maïs
(PIM). Selon le directeur de MPC, son service a obtenu les droits exclusifs
d’importation, de distribution et de commercialisation d’Aflasafe au Mali, depuis
la saison 2021. Ce produit est une bio solution unique et innovante, qui
s’attaque à la contamination des cultures clés tels le maïs, l’arachide et le
sorgho par l’aflatoxine.
Pour Hervé
Essi, l’aflatoxine est produite par certaines souches de champignons
Aspergillus (Un terme qui regroupe les infections causées par des champignons
appartenant au genre Aspergillus) et contamine environ 25% des cultures
vivrières mondiales. À l’en
croire, cette toxine a un impact grave sur la santé humaine à travers
l’affaiblissement du système immunitaire et le retard de croissance des
enfants. Il réduit également la productivité du bétail et diminue les chances
des agriculteurs de vendre sur les marchés haut standard.
À cet effet, les
aflatoxines «sont des mycotoxines produites par des champignons, en particulier
l’espèce Aspergillus, qui contaminent chaque année plus de 25% des cultures
vivrières mondiales, ce qui fait perdre à l’Afrique plus de 600 millions de
dollars US (environ 300 milliards de Fcfa) en opportunités d’exportation», a
précisé le directeur de MPC.
Connues comme le «tueur silencieux», les
aflatoxines ont de graves effets négatifs sur la santé des êtres humains et des
animaux, causant au moins 30% des cancers du foie en Afrique, affaiblissant le
système immunitaire et retardant la croissance des enfants. Aflasafe a été
testé au fil du temps, dans différentes zones agro écologiques du Mali avec un
succès retentissant dans le contrôle de l’aflatoxine.
Pour Daniel
Siémon Kelema, la lutte contre l’aflatoxine nécessite une approche holistique
ciblant la production, la récolte, le stockage, la transformation et la
logistique à la ferme, impliquant les secteurs public et privé. Afin de réduire
les pertes alimentaires et d’accroître la disponibilité d’aliments sûrs et
nutritifs pour le pays.
Pour lui,
MPC a été autorisée par l’IITA à investir dans l’organisation de la
commercialisation et de la distribution de ce produit salvateur au Mali. A cet effet, il a précisé
que l’Aflasafe est une solution biologique éprouvée pour le contrôle de la
contamination de nos cultures vivrières de base, en particulier le maïs, les
arachides et le sorgho par l’aflatoxine. Il a réitéré l’engagement de son
département à soutenir l’utilisation d’Aflasafe, en particulier par les exploitations familiales de maïs, sorgho et
d’arachide.
Rappelons
que MPC est la filiale d’UPL au Mali. Avec plus de 25 ans d’existence, MPC est
reconnue comme un leader du marché et un
partenaire technique central du secteur agricole. Son portefeuille de solutions
d’intrants comprend des produits de protection des cultures, des semences, des
bio solutions et des équipements de pulvérisation.
Quant à l’IITA, il est le principal partenaire de l’Afrique dans la recherche pour le développement. L’IITA est une institution de recherche internationale à but non lucratif qui génère des innovations agricoles pour relever les défis les plus pressants de l’Afrique. Parmi ceux-ci, on peut noter la faim, la malnutrition, la pauvreté et la dégradation des ressources naturelles.
Fadi CISSE
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