
La salle de banquets de Koulouba offrait, hier, un décor de foire foraine à l’occasion de la 15è session du Conseil supérieur de l’Agriculture. Des produits agricoles et piscicoles (panicules de riz, épis de mil, fruits, légumes, poissons, etc.) ornaient le sol, sous les pieds des participants aux premiers rangs desquels, le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta et le Chef du gouvernement, le Général de division Abdoulaye Maïga.
En plus du ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema et ses collègues du gouvernement, on notait la présence du président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Sanoussi Bouya Sylla et des représentants du monde agricole. Moins d’une heure d’horloge a suffi pour passer en revue la situation d’un secteur considéré comme vital pour notre pays.
Dans une présentation liminaire, le chef du département de tutelle a dressé un bilan plus ou moins satisfaisant de la campagne agricole 2024, malgré les difficultés rencontrées. Les productions végétales sont en effet estimées à 99% de réalisation avec un effet marqué sur les productions de céréales qui ont atteint 11.010.851 tonnes et 656.679 tonnes pour le coton graine. Avec 96.750 tonnes de viande contrôlée, 10.576 tonnes de lait collecté, 12.074 vaches inséminées, les productions animales ont enregistré un taux de réalisation de 68%. Dans les domaines halieutique et aquacole, la production porte sur 113.218 tonnes de poisson, soit 91% de réalisation.
En 2025, les objectifs de productions végétales visent 11.696.721 tonnes de céréales, 682.000 tonnes de coton graine, 243.280 tonnes de pomme de terre, 881.208 tonnes d’oignon/échalote et 810.900 tonnes de mangue. Les perspectives de production animales ciblent 15.819 tonnes de lait collecté, 203.441 tonnes de viande contrôlée, 684.722.585 œufs de consommation, 10.288.577 sujets de poulets de chair, 18.000 inséminations (races laitières).
Il est prévu une production de 128.880 tonnes de poissons frais. En termes de projection, la production céréalière prévue en 2026 est de 12.212.884 tonnes en 2026 contre 691.000 tonnes de coton. Les prévisions 2027 en production céréalière sont estimées à 12.774.176 tonnes contre 700.000 tonnes de coton.
Sur les 10 recommandations formulées lors de la 14è session, 7 ont été exécutées et 3 sont en cours d’exécution. À cet effet, les budgets alloués au ministère de l’Agriculture s’élèvent à 117, 36 milliards de Fcfa en 2025 et plus de 147 milliards de Fcfa en 2026. Au titre du ministère de l’Élevage et de la Pêche, ce budget est estimé pour les mêmes périodes à un peu plus de 31,01 millions de Fcfa, un peu plus de 36,72 millions et plus 36,72 millions Fcfa. Le Commissariat à la sécurité alimentaire a un budget d’un peu plus de 13, 04 millions de Fcfa 2 en 2025, plus 13,33 millions de Fcfa en 2026 et plus de 11,85 millions de Fcfa en 2027.
Le secteur primaire occupe près de 80% de la population malienne et représente 40% du Produit intérieur brut (PIB). Fort de ce potentiel, il bénéficie d’au moins 10% du budget national. Cela dénote de la grande attention que l’État ne cesse d’accorder à ce secteur clé comme en témoigne, depuis plusieurs années, le Programme de subvention des intrants et des équipements agricoles, rappelle le président Conseil, Chef de l’État. “C’est en cela que notre souveraineté nationale revêtira tout son sens.
C’est la raison fondamentale pour laquelle le secteur de l’agriculture doit continuer de retenir toute notre attention, afin de pourvoir aux besoins intérieurs mais aussi de contribuer à la consolidation de la marche souveraine de l’AES qui se veut une Confédération autosuffisante sur le plan alimentaire et nutritionnel” dixit le Général d’Armée Assimi Goïta.
Nous devons, pour cela, innover sans cesse tout en nous ouvrant à d’autres savoir-faire, qui permettront sans doute de booster la production et la productivité agricole. Toutefois, nous ne pourrions y parvenir, qu’en comptant d’abord sur nos efforts et sur les ressources dont nous disposons, conclut-il. C’est sur cette certitude que les membres du CSA se sont donnés rendez-vous en 2026 pour la prochaine session.
Le Chef de l’État a aussi réaffirmé l’engagement du gouvernement à accompagner les producteurs via la subvention des intrants agricoles, la mécanisation, le soutien à la pisciculture, à l’élevage et aux exploitations familiales, notamment en facilitant l’accès au crédit, au foncier et aux technologies agricoles.
À ce titre, il a annoncé les prix fixés pour la campagne 2025. Le kilogramme de coton graine (1er choix) est fixé à 300 Fcfa, le sac de 50 kg d’engrais minéraux est subventionné à 14.000 Fcfa, celui des engrais organiques à 3.000 Fcfa, le kilogramme de semences de maïs hybride à 1.500 Fcfa et celui du biostimulant ovalis à 17.500 Fcfa.
Cheick Amadou DIA
En 2015, à Paris, dans la capitale française, un Accord historique sur le climat a été adopté par 197 pays du monde. Il consacre un financement substantiel des actions de lutte contre le dérèglement climatique par les pays riches en faveur des plus pauvres, vulnérables au phénomène. La cag.
Lancé hier par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, ce plan prévoit de fournir une assistance alimentaire à 2,3 millions de personnes vulnérables à travers le pays.
C’est un investissement de 9,84 milliards de Fcfa qui permettra l’acquisition d’engrais de qualité supérieure pour les exploitants agricoles. Les détenteurs du document ont accès au sac d’engrais de 50 kg à 14.000 Fcfa contre plus de 25.000 Fcfa sur le marché.
Le sujet a fait l’objet d’un atelier national organisé par l’Ong Join For Water, en collaboration avec le Partenariat national de l’eau du Mali (PNE) et la Coalition nationale pour la sauvegarde du fleuve Niger (CNSFN)..
Sixième du genre, cette réunion mensuelle du cadre de concertation secteur public/secteur privé dresse un bilan mitigé de la prise en charge effective des préoccupations de chaque partie prenante du processus de développement économique.
L’institution financière mondiale est venue s’enquérir des préoccupations du gouvernement malien dans la conduite de ses actions de développement de façon générale, et proposer des pistes de solutions à la crise économique couplée à la crise politico-sécuritaire qui secoue notre pays.