Cette année, notre pays a bénéficié de 50 millions de dollars (environ 28 milliards de Fcfa) à travers deux projets «Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années», nous apprend le célèbre poète et dramaturge français, Pierre Corneille. Cette assertion sied bien au natif du Mali, Hussein Alpha dit Seyni Nafo. Fils de banquier international, le jeune homme longiligne et brillant, a passé une partie de son enfance au Tchad et en Arabie Saoudite. Éduqué dans une école française, puis formé à l’Université de Chicago aux États-Unis, il devient trader (financier) avant d’épouser la cause climatique.
Après avoir fait le tour du monde, il pose ses valises enfin en 2008 au pays natal où il occupe le poste de responsable de la mobilisation des ressources à l’Agence de l’environnement et du développement durable (AEDD). Un service technique rattaché au ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable du Mali. À peine la trentaine révolue, son ascension fulgurante le propulse à la tête du Groupe des africains à la Convention-cadre des Nations-unies sur le changement climatique en 2011. Un poste qu’il cumule avec celui de conseiller spécial pour le climat de feu, le Président Ibrahim Boubacar Keïta, et du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, afin de soutenir leur vision de capitaliser l’ensemble des opportunités de coopération à travers la diplomatie climatique en Afrique et dans le monde. En septembre 2020, il a été invité par le secrétaire général des Nations-unies, Antonio Guterres, à rejoindre son Groupe d’Experts de haut niveau sur l’action climatique.
À ce titre, l’ambassadeur Nafo a apporté une contribution significative aux efforts de l’Afrique, et des pays en développement dans les domaines du changement climatique, des énergies renouvelables et du développement durable. Dans le cadre des négociations aux Nations-Unies sur le climat, il a présidé le Groupe de négociateurs africains (AGN), représentant les 54 pays du continent, de 2016 à 2017. En 2016, il est nommé 1er vice-président du bureau de la Conférence des parties (COP22) de l’ONU au Maroc. Au cours de l’historique COP21 à Paris en 2015, il a été le porte-parole de l’Afrique.
Dans la capitale française, il a également dirigé les négociations pour le compte de l’Afrique, et pour le G77 et la Chine représentant plus de 135 pays en développement, sur l’accélération des actions climatiques (atténuation, adaptation et financement) dans la période pré-2020. Pendant les années 2015 et 2016, ce combattant infatigable pour la cause du climat, a co-présidé le Comité des experts des Nations Unies sur le financement du climat. Depuis la capitalisation initiale à hauteur de 10 milliards USD du Fonds Vert pour le Climat (GCF) en 2014, il y conseille les administrateurs africains.
FER DE LANCE- Dans le domaine des énergies renouvelables, l’ambassadeur Nafo a été le fer de lance de l’Initiative pour les Énergies renouvelables en Afrique (AREI). Une initiative continentale visant à développer 10 GW en 2020 et plus de 300 GW à l’horizon 2030, de capacités en énergies propres et renouvelables. L’AREI a reçu l’aval de l’ensemble des Chefs d’État africains et des dirigeants des pays du G7 lors de la COP21 en 2015. Elle a été lancée avec des engagements financiers de 10 milliards USD de la part des pays développés.
Nommé en 2017 par le conseil d’administration de l’AREI (composé de cinq Chefs d’État, notamment l’Égypte, la Guinée, le Kenya, la Namibie et le Tchad), Directeur intérimaire du Secrétariat de l’initiative hébergé par la Banque Africaine de Développement (BAD), il a œuvré à l’opérationnalisation finale de l’AREI fin 2018, aux côtés du Champion de l’Union Africaine pour les énergies renouvelables, l’ancien Président de la Guinée, Pr Alpha Condé.
En 2015, au nom de l’AGN, il a initié le travail sur l’Initiative africaine d’adaptation (AAI) de l’Union Africaine, visant à renforcer les capacités du continent face aux impacts du dérèglement climatique. Il a également joué un rôle de premier plan dans la formulation d’autres initiatives africaines majeures visant à lutter contre le changement climatique dans la Région du Sahel, dans le Bassin du Congo et dans les États insulaires africains. En tant que coordonnateur de l’AAI depuis début 2019, il appui techniquement le Président gabonais, champion de l’Union Africaine pour l’Adaptation.
À cet effet, il a veillé à ce que l’AAI devienne le véhicule clé pour la construction des programmes d’adaptation et de résilience climatique de l’Afrique lors du Sommet sur le climat du Secrétaire général de l’ONU, le 23 septembre 2019. Par ailleurs, il assure les fonctions de Coordonnateur de l’Initiative de l’Union africaine sur l’Adaptation (AAI), avec résidence à Rabat au Maroc. En 2016, l’expert a été décoré Chevalier de l’Ordre national du Mali, pour sa contribution aux efforts nationaux et continentaux dans la lutte contre le changement climatique et la promotion du développement durable.
À l’aise aussi bien en bambara (sa langue maternelle) qu’en français, en arabe ou en anglais, Seyni Nafo fait partie de cette nouvelle génération d’Africains bien préparés et totalement décomplexés. «Fini le misérabilisme. Je ne tends plus la main, j’avance des solutions techniques et économiques pour développer les énergies renouvelables», lance-t-il au détour d’une conversation avec ses collègues. «C’est un peu comme s’il a eu plusieurs vies en si peu de temps», le dépeint Tosi Mpanu Mpanu de la République démocratique du Congo, son ancien mentor au Groupe africain de négociateurs sur le climat auprès de l’ONU. «Cela lui a donné une approche du monde dénudé de préjugés. Il sait se mettre à place des autres, ce qui le rend efficace dans les négociations.
Il apporte beaucoup de dynamisme dans un milieu où il y a beaucoup de gens apathiques», résume-t-il. Interrogé sur ses motivations après tant d’années pénibles passées sur tous les théâtres de négociations sur le climat, le «Robin des bois» répond : «Quand je lis que depuis trente ou quarante ans les populations fuient le nord du Mali à cause de la désertification et que tout cela a un impact sur les relations entre les communautés, je me sens investi d’une mission.»
Cheick Amadou DIA
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