Le projet initié à cet effet renforcera les capacités de 2.250 jeunes et touchera 700.000 bénéficiaires indirects
Les Nations unies appuient les efforts de consolidation de la paix au Mali. Lancé la semaine dernière, le projet «Soutien à l’auto-emploi de la jeunesse rurale, vecteur de paix et de cohésion sociale au Mali» entend renforcer les capacités des jeunes adultes, (filles et garçons), des femmes ainsi que des migrants de retour au Mali en les aidant à participer de façon active au développement socio-économique de leurs communautés via des emplois durables. Le ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Bakary Doumbia a présidé la cérémonie organisée à cet effet.
Il est établi que les tensions intercommunautaires sont exacerbées par la pression des groupes armés. Ceux-ci exploitent les frustrations de cette même population y compris les jeunes et les femmes pour se légitimer à leurs yeux. À ce fléau, s’ajoutent les effets néfastes du changement climatique qui se font de plus en plus menaçants. Des actions tendant à la réduction de la pauvreté notamment au niveau rural s’avèrent nécessaires pour espérer casser cette dynamique «désolante et déchirante».
Appui des Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) et de l’Organisation internationale pour les migrants (OIM), ce projet s’inscrit dans ce cadre. Il est financé par le Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix (PBF) à hauteur de 2.500.000 dollars américains (environ 1,4 milliard Fcfa).
D’une durée de 24 mois, le projet sera exécuté dans les Cercles de Kita et de Yanfolila. Cette initiative qui garantit l’égalité des sexes (50% des bénéficiaires directs étant des femmes), renforcera les capacités de 2.250 jeunes et touchera 700.000 bénéficiaires indirects, conformément aux objectifs visés.
«Les Nations unies supportent les efforts du gouvernement pour rétablir la sécurité sur tout le territoire national. Les résultats de cette initiative revêtent pour les Nations unies, une importance particulière, car ils permettront de montrer à d’autres partenaires techniques et financiers contributeurs que des changements positifs sont possibles malgré la situation d’insécurité et qu’il y a un besoin réel de passer à l’échelle les interventions pour un impact plus grand», a expliqué le responsable de la FAO, Mohamadou Mansour N’diaye.
Les acteurs de mise en œuvre et les bénéficiaires doivent s’approprier les interventions afin que résultats attendus soient à hauteur des souhaits, a exhorté le ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Soulignant que chaque acteur est un maillon important pour atteindre les objectifs, Bakary Doumbia a confirmé que le projet contribuera de manière significative à la consolidation des efforts de paix au Mali en améliorant les perspectives des jeunes quant à leur avenir et leur rôle concernant les dynamiques de paix.
Cela, a-t-il ajouté, en intégrant les aspects d’adaptation au changement climatique et de réduction de la pauvreté en milieu rural. Le représentant des jeunes ruraux a salué cette initiative prise en faveur des jeunes ruraux de Yanfolila et de Kita. Mamadou Sissoko les a engagés à en faire bon usage afin de réduire davantage la vulnérabilité des populations cibles face à l’insécurité.
Le lancement a regroupé les parties prenantes au projet, notamment les représentants des agences, du fonds et programmes du Système des Nations unies au Mali ainsi que des membres des organisations faîtières des femmes et jeunes ruraux.
Fadi CISSE
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