Les travaux du comité scientifique de la Charte d’éthique et des valeurs du Mali ont été lancés, lundi dernier au ministère de la l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, à l’initiative de la direction de l’action culturelle. La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre en charge de l’Artisanat et de la Culture, Andogoly Guindo, en présence du président du comité scientifique, Pr Famakan Oulé Konaté, et de plusieurs invités.
La «Charte d’éthique et des valeurs du Mali» sera un document inspiré des principes, des us et des coutumes, ancrés dans les valeurs ancestrales et dans la civilisation universelle. Elle se veut une réflexion intense, nourrie de tous nos savoirs et menée par les détenteurs des sciences endogènes, des connaissances de nos terroirs pour inscrire les valeurs sociétales supérieures et des vertus qui ont caractérisé notre société.
Le nouveau type de citoyen doit être un individu pétri de toutes ces valeurs. Pour sa mise en œuvre, deux comités sont constitués à savoir le comité de pilotage, composé des membres du gouvernement et des institutions de la République et un comité scientifique. Celui-ci, dirigé par le Pr Famakan Oulé Konaté comporte plusieurs anciens ministres, professeurs, historiens traditionnalistes, griots, juristes, anciens diplomates etc.
Le ministre Guindo a salué l’engagement des uns et des autres à travailler dans l’urgence pour restaurer les valeurs positives de notre société. L’heure n’est pas au diagnostic, mais plutôt à apporter le remède à cette crise identitaire afin d’éviter un effondrement total. C’est pourquoi, le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a instruit de faire un document de la Charte qui intègre les us et coutumes, a expliqué le ministre en charge de la Culture. Il a aussi rappelé l’engagement des plus hautes autorités à restaurer nos valeurs positives en vue de refonder notre société pour disposer d’un citoyen modèle.
Le conseil des ministres du mercredi 13 octobre 2021 a adopté la communication relative à l’adoption d’un document référentiel dénommé, «Charte d’éthique et des valeurs du Mali». C’est dans ce cadre que le département de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a déclenché le processus de mise en œuvre de cette refondation. Et le ministre d’expliquer ainsi le contexte de la refondation de nos valeurs parce que notre pays traverse une crise sans précédent qui a ébranlé les fondamentaux de la nation.
Le ministre Guido a relevé que la fabuleuse histoire du Mali est marquée par des grands rois, des empereurs, de célèbres guerriers, de vaillants soldats, mais aussi des grands hommes politiques, de culture, des sciences, des lettres, des arts, en somme des citoyens pétris de vertus et de hautes qualités humaines et sociales. Aujourd’hui, cet héritage culturel ethnique et social semble menacé par des courants nouveaux, avec la globalisation qui porte des effets corrosifs sur ces vertus et valeurs ancestrales.
«Depuis des décennies, notre société semble progresser vers un effondrement de l’édifice moral du à la perte de nos valeurs séculaires. L’irrespect des règles de vie commune, la perte des valeurs morales qui accentue le phénomène d’effritement de l’autorité parentale, du tissu social et de l’autorité morale de la société, l’affaissement de celle de l’État avec comme corollaires la corruption, l’incivisme, la dépravation des mœurs, la déviance etc.»
Il en résulte également un effet induit pour la jeunesse qui reste sans repères, ni références. À tout cela s’ajoute la «décrépitude» de la citoyenneté. Les spécialistes s’accordent à dire que face à cette crise identitaire et sociale, à la dégradation continue de nos valeurs culturelles ancestrales, une réponse urgente et appropriée s’avère nécessaire pour juguler ces fléaux afin d’éviter un effondrement total de notre société.
C’est dans cette perspective que le chef de l’État a instruit le gouvernement de prendre des mesures pour restaurer ces valeurs qui ont toujours constitué le ferment et le ciment de notre société. L’objectif principal est de doter le Mali d’un document référentiel. La mission du comité est de produire un document scientifique et un rapport dans un délai de 6 mois. Le document sera fait en plusieurs langues pour une large diffusion au niveau des communautés.
Amadou SOW
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