La série a laissé une empreinte mémorable dans l’esprit des Maliens et suscite une forte demande, selon Cheick Oumar Sissoko, auteur et réalisateur du film
Le premier coup de clap de la série télévisée «Séko Boiré» saison II a été donné, le samedi dernier, à la Fondation Festival sur le Niger (ex-CMDT), par le chef d’équipe du Fonds d’appui aux moteurs du changement (Famoc), Frédéric Kaboré et le fondateur du Festival sur le Niger, Mamou Daffé.
Ce clap inaugural a eu lieu en présence d’éminentes personnalités, dont le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la Région de Ségou, Mamadou Traoré, le maire de la commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, la directrice administrative de Kora films, Mme Neïssa Coulibay, et des invités.
D’après le cinéaste Cheick Oumar Sissoko, la série télévisée «Séko Boiré» a laissé une empreinte mémorable dans l’esprit des Maliens et suscite une forte demande. D’où l’idée de produire une deuxième saison, en partenariat avec le Famoc et l’ambassade du Royaume du Danemark. Cette histoire vise à sensibiliser la population sur l’importance du vivre ensemble, de se côtoyer, et de comprendre la grande richesse que constitue la diversité culturelle de ce pays, a révélé Cheick Oumar Sissoko.
Par ailleurs, il a mis en exergue l’impératif d’une relève au sein de l’industrie cinématographique, tout en indiquant qu’il s’investit activement dans ce sens. À l’en croire, «le cinéma malien a été à l’avant-poste du cinéma africain». Cependant, Cheick Oumar Sissoko a exprimé des regrets quant au fait que cela ne soit pas le cas de nos jours. À cet égard, le réalisateur a expliqué qu’ils ont entrepris de relever le défi pour raviver la flamme de notre cinéma. Acteur de la série, Habib Dembélé, également connu sous le nom de Guimba national, considère comme une opportunité exceptionnelle le fait que le cinéaste Cheick Oumar Sissoko soit l’auteur et le réalisateur de cette série.
Quant au conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la Région de Ségou, il a exprimé sa satisfaction à l’égard de cette initiative. Mamadou Traoré a souligné l’importance de soutenir la production de cette série télévisée. Pour lui, le cinéma offre une représentation fidèle de la réalité quotidienne de la population. C’est un moyen par lequel les individus se reconnaissent et qui permet de favoriser la cohésion sociale, a-t-il ajouté.
Rappelant que cette nouvelle saison est composée de sept épisodes, la directrice administrative de Kora Films a expliqué que dans le contexte actuel du pays, la culture joue un rôle essentiel en tant que facteur de cohésion sociale et de paix. C’est pourquoi, «nous avons estimé qu’il était nécessaire d’apporter notre contribution en abordant les thèmes de la cohésion sociale, du vivre-ensemble et de la paix», a précisé Mme Neïssa Coulibay. Le Fonds d’appui aux moteurs du changement s’engage ardemment à favoriser l’avènement d’une société empreinte de paix, de résilience et de respect des droits humains. Selon Frédéric Kaboré, la culture constitue le levier idéal pour contribuer à cette noble cause.
Mamadou SY
Amap-Ségou
Mamadou SY
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