Établissement de santé : L’anaes développe un plan d’actions anti-corruption

L’Agence nationale d’évaluation et d’accréditation des établissements de santé (Anaes) a développé un plan d’actions contre les risques de corruption au sein d’un établissement de santé. L’étude sur le développement de ce plan et sur l’évaluation et la cartographie des risques de corruption au sein d’un établissement de santé a été validée, hier dans un hôtel de la place, lors d’un atelier.

Publié mercredi 24 décembre 2025 à 08:51
Établissement de santé : L’anaes développe un plan d’actions anti-corruption

Des participants à l’atelier de validation

 


La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le secrétaire général du ministère de la Santé et du Développement social, Dr Abdoulaye Guindo, en présence du directeur général de l’Anaes, Sékouli Fadjadji Touré. Cette initiative pilote vise à identifier les vulnérabilités systémiques, analyser les pratiques institutionnelles et organisationnelles et formuler un plan d’actions participatif impliquant l’ensemble des parties prenantes. Elle va permettre de renforcer la confiance des usagers aux établissements de santé.

Le directeur général de l’Anaes a expliqué le contexte de réalisation de ce plan. Selon lui, pour la réalisation de cette étude, ils ont pris l’exemple sur le CHU Point G pour pouvoir identifier tous les risques de corruption possibles dans les établissements de santé et y faire face. Sékouli Fadjadji Touré a fait savoir que ces risques de corruption impactent la qualité des soins offerts à la population. Il a espéré que la mise en œuvre de ce plan d’actions apportera des réponses appropriées aux pratiques de corruption.

Quant au secrétaire général du ministère de la Santé et du Développement social, il a souligné l’importance de cette démarche stratégique pour les établissements de santé dans un contexte de faible redevabilité, de contrôles institutionnels limités, de persistance de pratiques de corruption. Y compris les pertes de recettes liées à la fraude, à l’inefficacité des systèmes de facturation et à la mauvaise gestion des ressources.

 Selon Abdoulaye Guindo, ces contraintes affectent directement la qualité, l’accessibilité et l’efficacité des soins de santé en particulier pour les populations les plus vulnérables. Il dira qu’elles compromettent la viabilité financière de nos établissements de santé, tout en réduisant la confiance des usagers dans le système public. Il a indiqué que son département accorde une importance particulière au renforcement de l’intégrité au sein des services de santé en général et ceux des établissements de santé, en particulier. Dr Abdoulaye Guindo a salué la direction du Centre hospitalier universitaire (CHU) Point G qui a accepté d’être retenu à titre représentatif et cela dans le but de renforcer l’intégrité au sein de nos établissements de santé.

Le représentant du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) a expliqué que cet atelier ouvre la voie à une gouvernance plus transparente, performante et protectrice des services publics. Selon Ismaila Yalcouyé, le rapport de l’étude sur l’évaluation et la cartographie des risques de corruption constitue un cadre stratégique permettant d’améliorer la gestion des ressources, de sécuriser les procédures.


S’y ajoutent le renforcement des contrôles internes et la promotion de l’intégrité professionnelle dans les pratiques quotidiennes. Ismaila Yalcouyé a signalé que cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet de Lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite-phase II (Luccei-2). Il a affirmé qu’il traduit la volonté des autorités de lutter contre la corruption dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC 2023-2027).

Cette initiative est mise en œuvre avec l’appui technique du Pnud et la contribution des partenaires financiers, notamment l’ambassade du Royaume des Pays-Bas et celle du Royaume du Danemark.

Mohamed DIAWARA

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