C’était en présence du directeur régional de la jeunesse et des sports, Sofiane Attaher Maïga, du président du Comité régional olympique et sportif, Modibo Sakirou Traoré et du maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoum Diarra. Cette phase régionale a regroupé les responsables, encadreurs et anciens sportifs, les membres de la sous-commission régionale d’organisation des états généraux du sport et les membres des organisations de la société civile.
Les participants ont posé les diagnostics sans complaisance des maux qui minent notre système sportif et proposé des réformes en vue de corriger les dysfonctionnements constatés dans le développement du sport au Mali. Le cadre juridique et institutionnel, les résultats sportifs, la gouvernance administrative et organisationnelle des structures de l'état du mouvement sportif national et des collectivités territoriales, les infrastructures sportives, les ressources humaines dans le sport et le financement du sport sont, entre autres, des thématiques qui ont été abordées par les participants à la rencontre. Les états généraux du sport visent de façon générale à contribuer au renouveau du sport malien. Il s’agit en particulier de faire l’état des résultats sportifs, d’analyser la performance des sportifs et de proposer des solutions pour l’amélioration de la performance des sportifs maliens.
Les états généraux du sport de 2025 doivent permettre d'intégrer les actions pertinentes non réalisées, d'une part, et les nouvelles actions retenues en tenant compte de l'environnement socio-économique, de l'évolution et du développement du sport, d'autre part» a terminé le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Ségou. Pour sa part, le maire de la Commune urbaine de Ségou a exprimé sa joie de voir la capitale des Balazans abriter les états généraux du sport, «un rendez-vous essentiel pour réfléchir ensemble à l'avenir du sport dans notre pays».
Le directeur de cabinet du gouverneur a salué l’initiative du département en charge de la Jeunesse et des Sports qui, dira-t-il, entre dans le cadre de l'épanouissement, la promotion et le développement du sport, tout en créant un cadre d'échanges autour de la problématique du sport dans toutes ses composantes. Boureïma Ongoïba a, ensuite, rappelé que depuis plusieurs années, le sport au Mali traverse une période de défis importants, malgré une passion populaire et un fort potentiel de développement. «Les difficultés auxquelles le sport malien est confronté sont, entre autres, l'insuffisance du cadre juridique et institutionnel, l'insuffisance d'infrastructures adéquates pour certaines disciplines sportives, l'insuffisance de financement, l'encadrement des talents nationaux, un déficit dans la gouvernance des organes sportifs, une pléthore de fédérations sans réelle représentativité à la base et une diplomatie sportive à encourager, à l'effet de rehausser notre souveraineté nationale», a énuméré Bouréïma Ongoïba.
Pour lui, le sport malien a besoin de réformes ambitieuses, qui incluent notamment un renforcement des performances internationales, une transition vers un sport plus professionnel, une gestion plus inclusive et équitable, et un financement pérenne des activités sportives. «C'est pourquoi, les présents états généraux du sport sont organisés pour créer les conditions d'un vrai dialogue entre le mouvement sportif, les collectivités locales, les acteurs économiques et l'État. Il s'agit d'imaginer et de cerner les évolutions du sport malien qui nous permettront de relever ensemble les défis auxquels il est confronté.
Au terme des travaux les participants ont recommandé, entre autres, de veiller au respect strict des textes ; de disséminer les textes à tous les niveaux et de sanctionner tous les cas de corruptions avérés.
Ils ont également préconisé la professionnalisation du sport, la décentralisation du sport et des moyens techniques. Aussi de choisir les dirigeants selon les textes en vigueur, mettre à disposition les moyens financiers nécessaires pour le fonctionnement des structures à la base ; lutter contre l’ingérence dans la gestion des organes sportifs à tous les niveaux, donner l’entière autonomie de gestion et de responsabilité aux organes (structures à la base) sportifs. Et d'interdire totalement la politique non citoyenne dans la gestion du sport.
Aminata Dindi SISSOKO / AMAP - Ségou
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