Les officiels et certains membres du bureau élu
La Fédération malienne de football (Femafoot) a un nouveau président. Seul candidat en lice, Mahazou dit Baba Cisset a été élu à la tête de l’instance dirigeante du football malien à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire élective, tenue hier dans un complexe hôtelier de Bamako. L’atmosphère était à la fois solennelle et fraternelle. Après des mois d’incertitude institutionnelle, 72 délégués sur les 77 convoqués, représentant des ligues régionales, des clubs de première division, des champions de D2 et des groupements sportifs, ont répondu à l’appel du destin. L’enjeu était de taille : sortir le football malien d’une zone de turbulences pour l’engager sur la voie de la durabilité.
Les opérations de vote, gérées par la commission électorale de première instance, ont rapidement scellé le sort du scrutin. Sur les délégués présents, 69 ont voté pour la liste conduite par Mahazou dit Baba Cisset, contre deux abstentions et une voix contre. Le dépouillement a été effectué par Souleymane Doumbia (secrétaire général de l’AS Réal de Bamako) et Drissa AG Bahani (président de l’AS Elewidj d’Aguelhok), les scrutateurs désignés parmi les délégués, sous la supervision de Dramane Traoré, clerc principal d’huissier de justice.
Dès que le décompte a atteint la majorité absolue de 37 voix, des applaudissements ont éclaté dans la salle. Ces acclamations se sont intensifiées lorsque le président de la commission électorale, Abdoulaye Aliou Touré, a officiellement proclamé Mahazou dit Baba Cisset président de la Femafoot pour un mandat de quatre ans. L’événement s'est déroulé sous le regard attentif de plusieurs personnalités, notamment Modibo Traoré, secrétaire général du ministère en charge de la Jeunesse et des Sports, Dramane Coulibaly, représentant du Comité national olympique et sportif (CNOS-Mali) et Tidiani Niambélé, représentant des présidents d’honneur.
La FIFA et la CAF étaient représentées par une délégation conduite par le Colonel-major Djibrila Hima Hamidou, dit «Pélé», membre du Conseil de la FIFA. à leur arrivée à Bamako, le mercredi 15 avril, ces émissaires ont multiplié les concertations avec le secrétaire général de la Femafoot, Sidy Békaye Magassa, afin de garantir un processus transparent. À ce titre, un hommage a été rendu à Sidy Békaye Magassa qui, malgré l'absence du comité exécutif pendant quatre mois, a su maintenir les compétitions nationales et la préparation des sélections.
Lors de la cérémonie d’ouverture, le représentant de l’autorité chargée d’expédier les affaires courantes de l’Arrondissement II du District de Bamako, Abdoulaye Maïga a rappelé que le football est un puissant vecteur de cohésion sociale. De son côté, Tidiani Niambélé a apporté une touche de sagesse à l’assemblée. Invoquant le «combat souverainiste» actuel du pays, il a rappelé que le football est un «phénomène social total» exigeant le respect de la parole donnée. «On ne peut pas mettre une équipe en place et, dès demain, tirer dessus», a-t-il conseillé.
Le président de l’Union des fédérations ouest-africaines (UFOA-A), Lamin Kaba Bajo a témoigné l'importance que les instances internationales et régionales accordent à la stabilité et au développement du football malien. «Le Mali est une grande nation de football, un pays qui a toujours su produire des talents exceptionnels et qui occupe une place de choix sur l'échiquier continental. L'élection qui nous réunit aujourd'hui est une étape cruciale. Elle doit permettre de doter la Fédération malienne de football d'une gouvernance forte, légitime et tournée vers l'avenir», a indiqué le dirigeant sportif gambien.
Le chef de la délégation des observateurs FIFA/CAF, Colonel major, Djibrila Hima Hamidou dit Pélé, a recommandé la sagesse et insisté sur la stabilité. «Moi, j'ai fait 16 ans à la tête de la Fédération nigérienne de football, soit quatre mandats. On n'était pas très connus sur le plan international, on n'a jamais fait de CAN. On a pu émerger, faire jusqu'à deux CAN. Les nombres de CHAN, on ne compte pas. C'est la stabilité qui a amené ça.
La stabilité, c'est important. Pendant mes 16 ans, j'ai connu trois présidents de Fédération malienne de football, une présidente de CONOR, ça fait quatre. Cela ne fait pas de la stabilité, ce n'est pas normal. Le Mali, vous êtes les précurseurs en matière de centres de formation des enfants, les académies comme on les appelle, commençant par Salif Keïta dit Domingo et les autres. Vous avez produit des Mahamadou Diarra dit Djila, des Seydou Keïta dit Seydoublen. Ce n'est pas normal que le Mali ne soit pas à la Coupe du monde», a-t-il martelé.
Modibo Traoré, secrétaire général du ministère en charge de la Jeunesse et des Sports, a réitéré l’engagement total du gouvernement pour une transition inclusive. «Le football vibre de Kayes à Taoudéni. Le Mali a besoin de stabilité pour transformer ses talents en succès concrets », a-t-il déclaré avant d’ouvrir officiellement les travaux.
En reprenant la parole quelques heures plus tard lors de la cérémonie de clôture, il a félicité le nouveau bureau et insisté sur la cohésion et l’union. «Nous voici donc au terme d'une journée qui sans nul doute restera inscrite dans l'histoire du football malien. Une journée de choix, une journée d'expression démocratique, une journée de responsabilité», a-t-il déclaré, saluant la maturité des délégués et leur sens élevé de responsabilité qui a guidé l'ensemble des travaux.
«Aucune réussite individuelle ne peut se construire durablement dans l'échec collectif. Un seul doigt ne peut prendre un caillou», a-t-il rappelé, assurant que l’État resterait un partenaire attentif mais que l'avenir reposait désormais entre les mains des nouveaux dirigeants. Le nouveau président de la Femafoot a reçu des cadeaux symboliques, notamment le ballon et la porte clé de la Coupe du monde 2026, les cartons jaune et rouge, de la part de la délégation de la FIFA/CAF. Le destin du football malien est désormais tracé. Reste à savoir si cette nouvelle ère saura transformer les talents exceptionnels du pays en succès concrets sur l'échiquier mondial.
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ILS ONT dit…
Seran Diabaté, président Afrique football élite (AFE) : «Nous sommes tous contents aujourd’hui d’avoir eu l’élection du président Mahazou dit Baba Cisset. C’est un grand espoir pour le renouveau du football malien. Nous allons nous donner la main tous entre Maliens et nous battre fort pour essayer de hisser le football malien au plus haut niveau Inch'Allah».
Nouhoum Bocoum, président de la Ligue de football de Mopti : «Je pense que la première chose à faire, c’est de réconcilier les acteurs du football, après le reste suivra. C’est dans l’union que nous pouvons atteindre nos objectifs. Le nouveau président connaît déjà nos doléances».
Issa Kolon Coulibaly, président de l’Association malienne des entraîneurs de football : «Nous attendons du nouveau bureau qu’il s’occupe davantage de la promotion et du développement du football à la base, qu’il mette l’accent sur la formation, aussi bien des joueurs que des encadreurs».
Souleymane Coulibaly, délégué de l’équipe de Babarsen de Koulikoro : «Mahazou dit Baba Cisset a le profil et une vision claire sur le développement du football. On va dire au nouveau bureau de se mettre au travail. à cœur vaillant, rien n’est impossible».
Cheickna Demba, vice-président de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles du Mali (UNASAM) : «Tous les acteurs du milieu doivent s'unir derrière le nouveau bureau et soutenir les efforts financiers conséquents de l'État. En s'appuyant sur les nouvelles infrastructures et son héritage historique de grande nation de football, le Mali a le devoir de transformer ses moyens en résultats concrets pour les Aigles».
Ladji Madiheri DIABY
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