Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a accueilli, vendredi dernier, la soirée Gala de la 2è édition du Festival international Chant des Linguère, initié par la célèbre artiste sénégalaise Coumba Gawlo.
Placée sous le thème : «La culture, levier et facteur de développement», la soirée a rassemblé plusieurs personnalités du monde de la culture et des représentants des institutions, illustrant l’importance accordée à la culture comme outil de transformation sociale. La soirée était présidée par le représentant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Adama Koité, en présence des membres du département de l’Entrepreneuriat et de la Formation professionnelle, ainsi que des partenaires du festival.
Coumba Gawlo a exprimé sa joie et sa fierté de retrouver le public malien, qualifiant le Mali de «terre d’accueil, de solidarité et de partage». Elle a rappelé que le Festival international Chant des Linguère est une initiative qui a pris corps certes au Sénégal, mais avec l’ambition de créer une plateforme d’échanges, de partage et de communion entre les peuples africains, particulièrement les femmes au cœur de l’action.
«L’objectif principal de ce festival est de permettre aux femmes de se mettre au-devant de la scène», a-t-elle souligné, précisant que la musique, en tant que puissant vecteur de communication, constitue le socle du projet. Toutefois, le programme ne se limite pas à la musique, il associe des femmes issues de toutes les couches sociales afin de montrer leur dynamisme, leur engagement et leur capacité à contribuer au développement.
Revenant sur la précédente édition, l’artiste a rappelé que la première organisée au Mali était axée sur la paix, la sécurité et la cohésion sociale. Pour cette 2è édition, le choix s’est porté sur la culture, en cohérence avec la décision des autorités maliennes de proclamer 2025 comme Année de la culture. Selon Coumba Gawlo, la culture et la musique sont des leviers essentiels pour impulser des changements sociaux et comportementaux. La star sénégalaise a aussi salué la vision du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, pour avoir reconnu la place de la culture dans le développement d’un pays.
Pour sa part, le représentant du ministre chargé de la Culture, Adama Koïté, a salué une initiative «visionnaire» qui valorise la femme africaine. L’édition 2025 intervient dans un contexte particulier marqué par la proclamation de l’Année de la culture au Mali. «La culture n’est pas un souvenir, la culture est l’avenir d’un pays», a-t-il affirmé, transmettant les félicitations du ministre Mamou Daffé.
La soirée a été marquée par les prestations d’artistes de renom, dont Delphine Mounkoro, Mariam Ba Lagaré, Kalam, la Reine du Kundé, Djénéba Seck et Coumba Gawlo elle-même. Dix femmes «Linguère», ont par ailleurs été distinguées pour leur engagement, parmi lesquelles, le maire de la Commune III, Mme Djiré Mariam Diallo et Aïcha Baba Keïta de l’ORTM.
Recevant son trophée, la première a exprimé sa reconnaissance à l’initiatrice du festival, tout en réaffirmant la disponibilité de la Commune III à soutenir toute initiative contribuant au développement et au bien-être des populations. L’édile a également rendu hommage aux autorités pour la confiance placée en elle. Quant à la seconde, elle s’est félicitée de la reconnaissance des efforts des femmes maliennes sur les scènes nationale et internationale, mettant en avant leur engagement constant en faveur de l’émancipation féminine et de la promotion de la jeunesse.
À noter que ce festival s’impose davantage comme une plateforme panafricaine de dialogue, de plaidoyer et de valorisation du rôle des femmes dans le développement durable de l’Afrique.
Gaoussou TANGARA
La troisième édition de la Journée culturelle de l’Afrique de l’Ouest à Bruxelles organisée par le Groupe des ambassadeurs, débutée, le vendredi 24 juillet 2026 au Centre sportif d’Ixelles par un match de football, s’est poursuivie le samedi 25 juillet dans le Jardin de la Chancelleri.
L’événement a été marqué par des conférences, le crépissage de la mosquée et une remise de matériels de sonorisation.
Les autorités de la Transition, les écrivains et les chercheurs embouchent la même trompette. Tous œuvrent pour la promotion des langues nationales et le retour à nos fondamentaux..
Le Cercle de Niono dans la Région de Ségou a connu un rayonnement artistique et culturel sans précédent. Les semaines locales, régionales, nationales ou même les réjouissances populaires ont été l’occasion de découvrir les jeunes talents. Ainsi, certains artistes comme Tara Bouaré, Molo.
«Le Mali, un passé glorieux, un futur d’espérance» est un film documentaire réalisé par le cinéaste N’Golo Diarra avec l’appui du Fonds d’appui aux moteurs du changement (FAMOC)..
L’initiative invite les Maliens à porter un regard nouveau sur leur histoire, leur culture mais aussi sur leur patrimoine.