Après la proclamation des résultats de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou et le passage de témoin au gouverneur de Bougouni, le président de la délégation spéciale du Conseil régional de Tombouctou (PDSCRT), Issaka Nazoum, a accordé un entretien à votre serviteur pour faire le bilan de cette rencontre qui clôt l’Année de la culture, décrétée par le Président de la Transition, le Général d'armée Assimi Goïta. Il a d’abord remercié le Chef de l’État et le gouvernement pour le choix de Tombouctou.
Parlant de cet évènement culturel majeur, Nazoum Diarra a expliqué que l'annonce de l'Année de la culture en décembre 2024 a été un déclic pour les populations de Tombouctou ainsi que les autorités de la région par rapport à l'organisation de la Biennale artistique et culturelle 2025. «À travers cette biennale, nous avons souhaité faire de notre région la plus enviée et la plus sécurisée du Mali. La réussite de la Biennale de Tombouctou était une question d'honneur. Il fallait prouver aux autorités que la ville des 333 Saints reste toujours une destination sûre.
Aussitôt, nous avons initié plusieurs activités culturelles pour sensibiliser et tester notre capacité d'organiser un évènement d'envergure comme la Biennale artistique et culturelle», a expliqué le président de la délégation spéciale du Conseil régional de Tombouctou. Il a aussi soutenu que la réussite de cet évènement était une opportunité, mais aussi un défi pour montrer au monde que le Mali est vivable et qu'il est toujours possible de visiter et révisiter les merveilles de la ville des 333 Saints. À travers cette biennale, on peut bel et bien affirmer que Tombouctou est une ville accessible et demeure une destination sûre.
Cependant, l'organisation de cette biennale tant contestée au départ a servi de baromètre pour montrer la capacité organisationnelle de la ville et prouver qu'il fait bon vivre dans cette partie du pays. Beaucoup de choses ont été collées à la ville de Tombouctou. Des images négatives ont été véhiculées pour détruire la crédibilité de la ville historique qui a longtemps été le centre d'intérêt des grands savants et historiens pendant plusieurs siècles.
Issaka Nazoum a insisté qu’aujourd'hui toutes ces fausses informations relatées par certains médias occidentaux viennent d'être démenties avec l'arrivée des touristes dans la ville. Et d’indiquer qu’il fallait démonter le mensonge fabriqué pour rassurer le monde que la ville n'a jamais été fermée. «Tombouctou ne fait pas exception par rapport aux autres sites mondialement connus, l'insécurité règne partout dans le monde. On ne peut, en aucun moment, arrêter notre dynamique de promotion de la ville ancienne de Tombouctou (la Médine), classée patrimoine national du Mali», a-t-il assuré.
«Tombouctou est une destination sûre et nous n'avons pas de problème», a révélé le représentant du peuple. Il a aussi déclaré que l’organisation de cet évènement national pour la première fois dans une région du Nord était une lourde responsabilité. Pour lui, la Biennale demeure un espace de paix, de cohésion sociale et de vivre-ensemble. Également, un lieu de rencontre, de partage et une opportunité du donner et du recevoir.
L'occasion a permis de regrouper Maliens, Nigériens et Burkinabé autour d'un intérêt commun, à savoir la confirmation de notre souveraineté.
Tombouctou 2025 est une leçon administrée à ceux ou celles qui font de la désinformation contre le Mali. Parlant des resultats, notre intelocuteur dira que c'est le Mali qui gagne et l'essentiel pour lui était de bien véhiculer le message de la paix, la cohésion sociale et l'avènement du «Maliden Kura» à travers la renaissance culturelle. «Je retiens que cette biennale de Tombouctou a été une opportunité pour annoncer qu'il y a une vie au Mali et que Tombouctou reste une destination sûre contrairement aux informations véhiculées par certains médias fantaisistes», a déclaré le président de la délégation spéciale du Conseil régional de Tombouctou.
SPÉCIFICITÉ DE TOMBOUCTOU 2025-Depuis le choix de Tombouctou pour organiser l’évènement, la région a pris des dispositions pour relever le défi. «Nous avons organisé plusieurs évènements culturels qui ont regroupé des centaines de personnes à Tombouctou. C'est le cas de l'organisation des 700 ans de crépissage de la mosquée et un grand festival qui a réuni l'ensemble des cercles de la région. Les 13 localités de Tombouctou étaient représentées pour donner un avant-goût de la biennale», a-t-il précisé. Pendant 4 jours, la ville a vibré au rythme d'un festival. Issaka Nazoum a fait savoir qu’ils ont fait venir le grand styliste d'Afrique Alphady pour célébrer la Caravane pour la paix à Tombouctou.
À le croire, deux choses ont marqué la Biennale de Tombouctou; à savoir le système de «diatiguiya» et la stratégie mise en place par l’Armée pour la sécurisation de la ville pendant la Biennale. Chaque région avait un «diatigui» sous la supervision du chef de quartier. Les populations ont mis la main à la poche pour accompagner les autorités dans la prise en charge des délégations. Pour cette année, la collectivité a mobilisé des millions de Fcfa pour soutenir l'État.
Toutes ces actions étaient soutenues par le gouvernorat. Il faut donc témoigner de sa gratitude au chef de l'exécutif de la région, le Commissaire divisionnaire Bakoum Kanté et ceux qui se sont investis pour la réussite de cette édition et particulièrement le département en charge de la Culture.
Envoyés spéciaux
Amadou SOW
Oumar Diop
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