Fonds de solidarité nationale : L’insuffisance des ressources financières a plombé les activités

Le Fonds de solidarité nationale est confronté à une insuffisance de ressources financières. C’est le principal enseignement que l’on peut retenir de la 23è session ordinaire de son conseil d’administration tenue vendredi dernier dans les locaux de l’établissement. Les travaux étaient dirigés par le président du conseil d’administration (PCA), Sékouba Diarra, en présence du directeur général du Fonds de solidarité nationale, Modibo Koné.

Publié mardi 27 février 2024 à 08:11
Fonds de solidarité nationale : L’insuffisance des ressources  financières a plombé les activités

 La session a examiné et adopté le rapport d’activités 2023 du Fonds et le projet de budget

 

La session a examiné et adopté le rapport d’activités 2023 du Fonds et le projet de budget qui se chiffre en recettes et dépenses à un peu plus de 7,6 milliards de Fcfa. Il était aussi question d’examiner l’insuffisance des ressources financières pour permettre au Fonds d’atteindre ses résultats.

À ce propos, le président du conseil d’administration a déclaré que l’exercice 2023 du Fonds de solidarité nationale a été marqué par un problème récurrent de manque de ressources financières.


L’inadéquation des ressources financières et des besoins, ainsi que le manque de prévisibilité ont constitué des obstacles majeurs à une bonne planification des activités et l’atteinte des résultats.  Sékouba Diarra a souligné que malgré les immenses efforts fournis par les autorités et les résultats tangibles obtenus dans la lutte contre l’insécurité, le fléau qui persiste dans certaines localités affecte significativement les activités du Fonds. Il s’agit notamment de certains travaux d’infrastructures prévus dans le cadre du Projet d’appui à la réinsertion socio-économique des populations du Nord du pays.

Pour le PCA, la récurrence du problème financier dans un contexte où la demande va crescendo a conduit le Fonds à produire une note technique sur la relecture de ses textes de création. Selon Sékouba Diarra, c’est un document qui fait des propositions d’exploration de pistes pouvant doter le Fonds de ressources financières pérennes. Pour l’adoption des mesures préconisées dans la note, il a engagé les administrateurs à prendre toutes les initiatives en direction des autorités. Et de dire que pour le renouveau du Fonds de solidarité nationale, il faut assurer le plaidoyer à différents niveaux surtout auprès de l’État.

Le directeur général du Fonds de solidarité nationale a confié que du fait de l’insuffisance de ressources financières, sa structure n’a pas pu réaliser ses activités à hauteur de souhait. Malgré cela, il a assuré que le Fonds poursuivra de ses activités. Pour l’année 2024, les activités du Fonds de solidarité s’articuleront autour du renforcement de la solidarité nationale et la réduction des inégalités à travers les appuis en non vivres au profit des groupes vulnérables. Le Fonds poursuivra la mise en œuvre du Projet d’appui à la réinsertion socioéconomique des populations du Nord du Mali (Parsep NM).

Dans le programme de travail et de budget annuel (PTBA), il est prévu la construction de diverses infrastructures et leur dotation en équipements (écoles, centres de santé, points d’eau avec un système de pompage solaire, parcs animaliers, marchés et centres multifonctionnels pour femmes et jeunes). Il prévoie également l’aménagement d’étangs piscicoles, de périmètres maraichers et de champs de datte.

Fatoumata NAPHO

Lire aussi : 35 ans de démocratie au Mali : Du sacrifice de 1991 à l’exigence de Refondation

Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..

Lire aussi : Célébration du 26 mars: La nécessité de consolider les acquis de la démocratie

26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..

Lire aussi : France : Le rappeur Maître Gims placé en garde à vue

L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.

Lire aussi : Palais de la culture Amadou Hampâté Bâ : L’espoir est permis en 2026

Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.

Lire aussi : Start-up au Mali : L’accompagnement des incubateurs, un levier pour les jeunes

Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.

Lire aussi : ONDD : 75 % des activités réalisées en 2025

Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.

Les articles de l'auteur

Variole simienne (Mpox) : Une maladie à déclaration obligatoire

La variole simienne (Mpox) dont notre pays vient d’enregistrer un cas est une maladie infectieuse contagieuse due à un virus de la même famille que la variole humaine..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 08 décembre 2025 à 08:10

Saison froide : Attention au «seprin et boloprin»

Communément appelée keratodermie palmo-plantaire, «seprin et boloprin» en langue «bamanankan», la pathologie est assez répandue pendant la saison froide avec le vent frais qui souffle. C’est surtout l’exposition des extrémités, c’est-à-dire la paume des mains ou la plante des pieds qui peuvent favoriser cette maladie..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 01 décembre 2025 à 09:00

Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière : Les ministres Madina Sissoko et Assa Badiallo Touré au chevet des victimes d’accidents

La ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, accompagnée de sa collègue de la Santé et du développement social, le Colonel-major Assa Badiallo Touré, était hier à l’hôpital Gabriel Touré pour remettre un important lot de kits de premier secours et de médicaments pour la prise en charge des victimes des accidents de la route..

Par Fatoumata NAPHO


Publié vendredi 28 novembre 2025 à 08:45

Notre santé, Santé générale et bucco-dentaire : Tout commence par la bouche

«Tout commence par la cavité buccale», selon le Pr Ousseyni Diawara odontostomatoligiste au Centre hospitalo-universitaire centre national d’odontostomalogie (CHU-CNOS)..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 17 novembre 2025 à 08:40

BNDA : Un geste pour faire battre le cœur des enfants souffrant de malformations cardiaques

La Banque nationale de développement agricole (BNDA) vient de remettre un chèque de 15 millions de Fcfa à l’hôpital mère-enfant, «Le Luxembourg», pour la prise en charge des enfants souffrant de malformations cardiaques. Cette somme est destinée à la prise en charge chirurgicale de 5 enfants..

Par Fatoumata NAPHO


Publié vendredi 14 novembre 2025 à 14:49

Stress : Personne n’est hors d’atteinte

Le stress est une réponse physiologique de l’organisme face à une situation de menace ou de pression. Donc on ne peut l’éviter comme le souligne si bien le psychologue, Emmanuel Kamaté qui le définit comme une réaction naturelle de l’organisme..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 10 novembre 2025 à 08:28

Post-partum ou suites de couches : La consultation post-natale est vitale

Le post partum ou suites de couche désignent la même période qui suit l’accouchement. Le gynécologue obstétricien, Dr Daouda Camara, explique que c’est la 3è partie de l’obstétrique. Il s’agit d’une période qui va de l’accouchement jusqu’au retour des couches (première menstruation normale). Il explique que c’est une période qui s’étend de 6 à 8 semaines. C’est ce qu’on appelle selon l’expression consacrée (la quarantaine)..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 27 octobre 2025 à 09:23

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner