Selon un nouveau rapport du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et la Banque mondiale deux tiers des foyers avec enfants ont vu leurs revenus baisser et 40% des enfants n’ont pu étudier au cours de la pandémie.
Le rapport intitulé en anglais : «Impact of Covid-19 on the welfare of households with children» ou «Répercussions de la Covid-19 sur la qualité de vie des foyers avec enfants», qui présente les résultats issus de données collectées dans 35 pays dont le Mali, est implacable. Il révèle que dans un foyer sur quatre avec enfants, certains adultes ont été sevrés de nourriture pendant une journée du fait de perte de revenus ou de manque d’argent.
Selon les conclusions du rapport, les enfants sont privés de l’essentiel. Ainsi, dans 40% des foyers, ils n’ont pris part à aucune activité éducative pendant que leurs établissements scolaires étaient fermés. Les données portant sur le ménage dans son ensemble, le taux de participation au niveau individuel est probablement encore plus faible, notamment chez les enfants, issus de ménages avec trois enfants ou plus.
«Nous devons améliorer la qualité de l’éducation et continuer de promouvoir une éducation inclusive pour que les enfants ne prennent pas davantage de retard. Nous allons continuer, là où les conditions de sécurité le permettent, à travailler avec le ministère de l’Éducation nationale pour bâtir sur la stratégie éducative favorisant les mécanismes d’apprentissage à distance à travers les technologies de l’information et de la communication pour augmenter l’alphabétisation et l’enseignement digital», a déclaré la représentante résidente de l’Unicef dans notre pays, Sylvie Fouet.
Cette organisation onusienne et la Banque mondiale soutiennent les systèmes de protection sociale au Mali, y compris le cash transfert. Le document met donc clairement l’accent sur la nécessité d’étendre ces systèmes pour alléger l’impact de la pandémie sur les familles, notamment les ménages, les plus pauvres, qui sont de plus en plus affectés par une pauvreté sans cesse croissante.
«Les perturbations en matière d’éducation et de soins de santé des enfants, conjuguées aux dépenses de santé extrêmement coûteuses restant à la charge de plus d’un milliard de personnes, pourraient mettre un frein au développement du capital humain, c’est-à-dire aux niveaux d’éducation, de santé et de bien-être dont les personnes ont besoin pour devenir des membres actifs de la société», explique la directrice mondiale du pôle pauvreté et équité de la Banque mondiale, Carolina Sanchez-Paramo.
Par conséquent, l’Unicef et la Banque mondiale appellent à un élargissement rapide des systèmes de protection sociale pour les enfants et leurs familles. Ces dispositifs de soutien, notamment les transferts en espèces et la généralisation des indemnités pour enfants à charge, constituent un investissement crucial pour aider les familles à sortir de la détresse économique. Mais surtout à se préparer aux chocs futurs.
Depuis le début de la pandémie, des milliers de mesures de protection sociale ont été instaurées par plus de 200 pays et territoires. La Banque mondiale a mis la main à la poche pour soutenir les pays dans cet effort à hauteur de 12,5 milliards de dollars, soit près de 6.250 milliards de Fcfa, atteignant ainsi près d’un milliard d’individus à l’échelle planétaire.
Synthèse
Fatoumata NAPHO
Fatoumata NAPHO
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