La réalisation d’une infrastructure dénommée «Maison justice» était le point principal inscrit à l’ordre du jour de la 1ère session extraordinaire du conseil d’administration de l’Institut national de formation judiciaire (INFJ) «Maître Demba Diallo», tenue hier dans l’enceinte de l’établissement à Banankabougou. La cérémonie d’ouverture des travaux était placée sous la présidence du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué. C’était en présence du directeur général de l’Institut, Dr Toubaye Koné et des membres du conseil d’administration.
Le projet «Maison justice», dont l’organisation et le fonctionnement appellent l’établissement d’un lien juridique d’attachement et d’affiliation en tant qu’organisme à l’INFJ dont elle devrait intégrer l’organigramme, est le fruit d’un partenariat dynamique entre le ministère de la Justice et Eucap Sahel Mali. À travers lequel, ce partenaire s’est engagé à financer la réalisation d’une infrastructure à Mopti à hauteur de 917 millions de Fcfa.
Cette infrastructure, selon le Garde des Sceaux, qui a vocation à abriter les ateliers de formation et d’autres rencontres des professionnels de la justice, est conçue pour être aussi un centre offrant des logements à des fins de séjour dans la ville de Mopti, tant pour les personnels affectés dans les Régions du Nord que pour ceux du Sud de passage dans la Venise malienne. Mahamadou Kassogué a ajouté que la réalisation d’une telle infrastructure est, aujourd’hui, plus que jamais, une nécessité avec les victoires éclatantes que les Forces de défense et de sécurité ont enregistrées dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et toutes les autres formes d’agressions dont notre pays fait l’objet. Cela, en favorisant ainsi le retour des services de l’État dans les localités touchées par l’insécurité.
En outre, il a indiqué que «Maison justice» vient renforcer les capacités du département à mieux s’organiser pour faire face aux réalités nouvelles qui induisent la nécessité de prendre les dispositions nécessaires pour assurer le bon fonctionnement du service public de la justice sur l’ensemble du territoire national.
Le directeur général de l’INFJ, quant à lui, commentera que son établissement est à la croisée des chemins. Dr Toubaye Koné a annoncé que des magistrats d’une justice du 21è siècle sont en train d’y être formés. «Pour cela, le programme de formation des auditeurs de justice et des greffiers stagiaires est revu», a-t-il expliqué. Et de poursuivre que le processus continuera avec les notaires et les huissiers commissaires de justice.
L’occasion était opportune pour le premier responsable de l’Institut de révéler qu’un référentiel du magistrat et celui du greffier ont été mis en place. Il s’agit à travers ce référentiel du magistrat, selon Dr Koné, de dire quel est le profil du magistrat que nous voulons pour notre pays. Il ne s’agit pas de calquer quelque chose mais de former des magistrats capables de répondre aux défis et enjeux de la justice.
Mariétou KOITE
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