
Pour mettre fin à la faim, l’organisation Action contre la faim (ACF) vient de mettre en place un projet intitulé : «Lutte intégrée contre la malnutrition chronique au Mali». Ce projet, financé par les Affaires mondiales Canada, couvrira les Régions de Kayes, Kita et Sikasso au niveau des districts sanitaires de Kita, Bafoulabé et Sikasso pour les cinq prochaines années.
Il a été solennellement lancé, vendredi dernier dans un hôtel de la place. C’était en présence de la représentante du ministre de la Santé et du Développement social, Dr Youma Sall, du chef de coopération de l’ambassade du Canada, François Picard et du directeur pays ACF Sanzan Kambiré. Le projet sera mis en œuvre par ACF et deux ONG nationales AMADECOM et COFERSA.
Selon le responsable pays d’ACF, le projet vise à améliorer le statut nutritionnel des enfants de moins de 5 ans, mais aussi des femmes enceintes et allaitantes. Il agira sur trois causes majeures de la malnutrition chronique, notamment l’accès à des soins adéquats, à un environnement salubre et à une alimentation adaptée. Ces trois paramètres, dira-t-il, sont grandement influencés par les inégalités de genre affectant les femmes et les adolescentes. Il a déclaré que le projet bénéficiera directement à plus de 728.000 personnes, dont 52,7% de femmes et d’adolescentes ainsi que 46,3% d’enfants de moins de 5 ans. Il profitera aussi indirectement à l’ensemble de la population des quatre districts cibles, soit plus de 2 millions de personnes.
En effet, le Mali continue de faire face à une situation nutritionnelle préoccupante avec des taux de malnutrition alarmants. À en croire Sanzan Kambiré, un enfant sur 10 souffre de malnutrition aiguë et 25% des enfants de moins de 5 ans sont atteints de malnutrition chronique, selon l’enquête SMART. La malnutrition aiguë constitue l’une des premières causes de morbidité et de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans du fait de sa sévérité.
Et d’indiquer que 31 sur 41 cercles, soit 61% sont en situation critique (phase 4) tandis que 13 sont en situation sévère (phase 3), en raison d’une augmentation de la malnutrition aiguë due à l’aggravation des problématiques d’insécurité et de difficultés d’accès aux soins de santé et nutritionnels et d’accès à l’eau, etc. Plus de 9% de la population seront en insécurité alimentaire en période de juin à août 2022 selon le Cadre harmonisé. Sur le plan du financement de la nutrition, il a souligné un gap de 54% dans le financement de la nutrition.
«Si la nutrition n’est pas financée, la prise en charge nutritionnelle pour environ 959.305 enfants, dont 247.088 enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère et 712.216 enfants de 6 à 59 mois atteints de malnutrition aiguë modérée sera interrompue», s’est-il inquiété. C’est pourquoi, il a encouragé le gouvernement à mettre en œuvre ses engagements récents, pris dans le cadre du Sommet international Nutrition for Growth, tenu au Japon en décembre dernier.
Le chef de coopération (Mali/Niger) de l’ambassade du Canada dans notre pays a affirmé que son pays s’est engagé à travailler avec ses partenaires, dont le Programme alimentaire mondial (Pam) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), afin de faire face à la crise nutritionnelle tout en mettant l’accent sur les dimensions liées au genre. C’est pour cette raison, que son bureau a financé le projet de lutte intégrée contre la malnutrition chronique à hauteur de 13 millions de dollars canadiens, soit 6,2 milliards de Fcfa.
Pour lui, la réussite de la mise en œuvre du projet repose surtout sur l’appui et l’accompagnement des services du ministère de la Santé et du Développement social. Il a assuré que son gouvernement, à travers sa politique d’aide internationale féministe, une politique de développement qui place le renforcement des droits de femmes et leur autonomisation au centre de ses interventions, continuera par ses investissements à améliorer la qualité et l’accessibilité des services de santé et nutrition offerts aux personnes les plus pauvres et les plus vulnérables.
Quant à la représentante du département en charge de la Santé, elle s’est dit convaincue que ce projet aura un impact significatif sur la réduction de la malnutrition dans les Régions de Kayes, Kita et Sikasso. Et Dr Youma Sall d’annoncer que son département prévoit que cette année le nombre de personnes nécessitant une assistance augmentera en raison de l’insécurité et de l’insuffisance des apports alimentaires durant la période de la soudure. Ce programme marquera donc certainement un moment important dans la définition de la trajectoire socio-économique du Mali en 2022.
Fatoumata NAPHO
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