L’année dernière, le Fafe a doté 58 associations en matériels et équipements de production
La directrice du Fonds, Mme Kanté Fatoumata Diankoumba, appelle à l’augmentation de ces ressources financières et du nombre des partenaires en vue de financer le maximum d’associations. Surtout, reconnaît-elle, il y a un regain d’intérêt autour du Fonds. L’année dernière, le Fafe a doté 58 associations en matériels et équipements de production (moulins, machines pour broderie, tricycles, réfrigérateurs, congélateurs, matériels de maraîchage, de transformation des produits agro-alimentaires) pour un montant de 121 millions de Fcfa.
S’y
ajoutent la formation de 150 filles déscolarisées en pose de henné et maquillage,
la remise d’une enveloppe de 100.000 Fcfa par personne à 50 mères de jumeaux en
guise d’appui aux Activités génératrices de revenus (AGR), la formation et
dotation en matériels et équipements de production de 120 femmes issues de 6
coopératives.
Le Fonds a également appuyé 858 femmes à travers le système financier Gnogondèmè soba et permis l’insertion scolaire de 514 enfants, dont 266 filles. Y compris l’appui en vivres de 20 familles dans le besoin et l’établissement de 300 actes de naissance. La directrice du Fafe assure que son service veille à la bonne utilisation des financements.
«Nous avons effectué
des missions de suivi des femmes qui ont bénéficié de nos formations et des
équipements. On a vu des bénéficiaires motivées à travailler. Nous avons été
satisfaites à 50% du déroulement des activités. Certaines ont réussi et
d’autres ont besoin d’accompagnement», affirme-t-elle. Et d’indiquer que sa
structure a constaté une chaîne de production autour de la saponification, le
maraîchage, la transformation agro-alimentaire, le moulin, etc.
Cependant, le Fafe est confronté à une difficulté majeure liée au
remboursement d’environ 100 millions de Fcfa par des femmes entrepreneures. Mme
Kanté Fatoumata Diankoumba explique aussi que ces femmes ont reçu des prêts
grâce à une convention, signée pour 5 ans, avec la Banque nationale du
développement agricole (BNDA). Sur 75 dossiers financés au niveau national, 35
dossiers sont en souffrance. «Nous avons déposé à partir de 2018 un Dépôt à
terme (DAT) de 300 millions de Fcfa au niveau de la BNDA pour garantir l’octroi
des prêts de 5 millions de Fcfa avec un taux d’intérêt de 7,5% au lieu de 14%.
Nous avons arrêté l’octroi des prêts en attendant leur remboursement», précise
la directrice du Fafe. Et d’inviter les bénéficiaires à bien utiliser les
moyens mis à leur disposition afin de pérenniser les activités.
En termes de perspectives, le Fafe entend former cette année le maximum de femmes en vue de les préparer pour les élections à venir. La patronne du Fonds prévoit également l’organisation de plusieurs activités dans le cadre de la stratégie sectorielle pour la réinsertion des victimes des Violences basées sur le genre (VBG) et la formation de 20 coopératives sur les conditions d’accès au fonds pour les préparer à l’octroi des prêts. Mme Kanté Fatoumata Diankoumba salue les autorités, particulièrement la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille et les partenaires pour leur engagement en faveur de l’autonomisation de la femme. La structure créée en 2012 vise à promouvoir le genre, l’autonomisation de la femme et l’épanouissement des enfants.
Mohamed DIAWARA
Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..
26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..
L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.
Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.
Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.
Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.