Le lauréat de la catégorie presse écrite (d) recevant son prix
La
1ère édition du concours lancé par l’Association malienne de lutte contre
l’hémophilie et les autres coagulopathies (Amalhec) à l’intention des
journalistes a connu son épilogue. Les dix lauréats des meilleures productions
contenus sur l’hémophilie dénommé «Hémofiliko» ont été récompensés, samedi
dernier au Centre international de conférences de Bamako (CICB). C’était à la
faveur d’un dîner gala de bienfaisance à l’honneur des personnes atteintes de
cette maladie hémorragique.
Ce
concours organisé en partenariat avec NovoNordisk Haemophilia Foundation (NNHF)
a mis en compétition 71 candidats repartis entre les médias classiques
(journal, radio, télévision) et nouveaux (YouTube, Facebook, Tik Tok, Instagram
etc.).
Le
Quotidien national «L’Essor» s’est taillé la part du lion en remportant les deux
premiers prix du concours de productions de contenus sur l’hémophilie dans la
presse écrite. Sur une vingtaine de candidats qui avaient postulé, nos deux
reporters Mohamed D. Diawara et Aminata Djibo ont respectivement reçu le
premier et le deuxième prix dans cette catégorie.
Tous
les deux ont dédié leurs distinctions à la rédaction de l’Essor. «J’ai
participé à ce concours pour apporter mon soutien à ces malades et informer la
population sur cette maladie peu connue de nos compatriotes», a expliqué Mohamed
D. Diawara, avant d’indiquer que la mission du journaliste consiste à révéler des problèmes afin qu’on y trouve des
solutions.
Dans
la catégorie «vidéo» où on a enregistré une quinzaine de candidatures, notre
consœur de l’Office de radio télévision du Mali (Ortm), Marcelle Y. Tessougué,
s’est adjugée le premier prix. Dans la catégorie radio, la lauréate est Nana
Samaké, journaliste à la radio Kledu. Elle a occupé la plus haute marche du
podium devant 17 prétendants.
Le
président de la commission scientifique du concours a félicité les participants
pour la qualité du travail abattu. Le Pr Yacouba Lazare Diallo, hématologue à
l’Hôpital du Mali, a affirmé que le jury a eu du mal à départager les
différents postulants. Il a encouragé tous ceux qui ont postulé à se mobiliser
aux côtés des personnes atteintes d’hémophilie.
Le concours visait à augmenter
le taux de diagnostic des malades et de leur prise en charge à travers la
destruction des faux clichés et stéréotypes construis autour des maladies
hémorragiques dans notre pays. Selon la Fédération mondiale de l’hémophilie
(FMH), plus de 3.800 personnes seraient atteintes de cette pathologie qui se
caractérise par un trouble de coagulation du sang.
Le
secrétaire général de l’Amalhec a déploré les faux clichés autour de la
pathologie du fait de sa méconnaissance par nos compatriotes. Pour lui, les
victimes sont accusées de sorcellerie ou d’être issues de familles envoutées
propageant le mauvais sort.
Daouda
Mallé dira que l’hémophilie cause des frustrations et brise les espoirs des
familles par des décès prématurés. Il s’est réjoui des impacts positifs du
concours sur le diagnostic. L’hémophile a témoigné de son soutien aux
partenaires dont le Real multiservice pour sa collaboration dans l’organisation
du dîner gala.
L’ambassadeur
de l’Amalhec, l’artiste Abdoulaye Diabaté, a appelé à soutenir les malades. Le
célèbre musicien a témoigné des stigmatisations qui existent autour de ce mal
qui est non seulement héréditaire, mais peut survenir chez tout le monde.
Les initiateurs du concours ont lancé un appel aux bonnes volontés pour le financement des frais de l’opération chirurgicale de deux cas sévères d’hémophilie. Précisons que la communauté internationale célèbre aujourd’hui la Journée mondiale de l’hémophilie sous le thème intitulé : «Accès équitable pour tous : pour tous les troubles de la coagulation».
Yaya DIAKITE
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