C’était en présence du représentant du Comité national de pilotage du Dialogue
inter-Maliens, Dr Mohamed Lamine Haïdara, du président du dialogue, Dramane
Kamissoko. Environ 304 participants y ont pris part. Au cours
des travaux de trois jours, ils ont eu des débats francs et fructueux sur les
cinq thématiques à savoir : «Paix, réconciliation nationale et cohésion
sociale», «Questions politiques et institutionnelles», «économie et
développement durable», «Aspects sécuritaires et défense du territoire» et
«Géopolitique et environnement international».
Les travaux ont été sanctionnés par une batterie de
recommandations. Les participants ont préconisé de promouvoir le dialogue et la
réconciliation entre les communautés à travers des initiatives de
sensibilisation, des échanges culturels et des activités de restauration de la
confiance pour encourager la compréhension et le respect de la diversité. Mais
aussi de dissoudre et désarmer toutes les milices et les groupes
d’auto-défense, de promouvoir la justice transitionnelle, les mécanismes de
vérité, de justice et de réparation pour les victimes tout en favorisant la
réconciliation entre les communautés.
Ils ont aussi exigé de valoriser les
mécanismes traditionnels de gestion des conflits ; réduire le nombre des
partis politiques et associations à caractère politique, supprimer le
financement des partis politiques, renforcer le maillage du territoire par les
Forces armées et de sécurité, pérenniser et renforcer le Service national des
jeunes.
Ils ont également recommandé de maintenir le
caractère unitaire, indivisible, la forme républicaine et laïque du Mali,
d’éviter l’injustice et le népotisme dans les avancements des militaires, de
moraliser les recrutements dans les Forces de défense et sécurité (approfondir
les enquêtes de moralité et recruter à la base); d’améliorer la couverture du
territoire régional par les vecteurs aériens afin d’effectuer des interventions
rapides contre les groupes armés terroristes, de réaliser des patrouilles de
grandes envergures là où sévissent les groupes armés terroristes avec l’appui
aérien.
Par ailleurs, la Région de Ségou a suggéré de diligenter la
construction d’un camp militaire derrière le fleuve à Ségou et un pont sur
le fleuve Niger à Ségou, de prolonger la durée de la Transition jusqu’à la
stabilisation du pays, mais aussi susciter la candidature du colonel Assimi
Goïta à la prochaine élection et de consolider les acquis de l’Alliance des
états du Sahel (AES) tout en restant dans les trois principes constitutionnels
(l’art 34 de la Constitution du 22 juillet 2023). Ils ont formulé beaucoup de
recommandations.
Dr Mohamed Lamine Haïdara a félicité la Région de Ségou pour les pertinentes conclusions. Dans la même veine, le chef de l’exécutif de Ségou, a, au nom des autorités nationales, adressé ses sincères remerciements aux participants pour leur participation effective et active. Et le gouverneur de souligner tout l’intérêt porté aux différentes thématiques et la qualité des interventions à la hauteur des attentes.
Aminata Dindi SISSOKO / AMAP - Ségou
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