Ce projet un outil de proximité permettant aux collectivités et aux communautés rurales de lutter contre le chômage
Au cours de cette session, les membres du comité ont examiné l’état d’exécution des recommandations de la 1ère session et de la 1ère mission conjointe de supervision du projet, le rapport d’exécution technique et financière 2024, le bilan du programme de travail et le budget annuel (PTBA-2024) et celui de 2025. À l’ouverture des travaux de cette 2e session, la ministre a déclaré que ce projet qui est un outil de proximité permettant aux collectivités et aux communautés rurales de lutter contre le chômage et d’améliorer la formation des jeunes, s’inscrit dans la vision du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta.
Rappelons que le PTBA 2024 du projet Fier II avait un coût total de 3,136 milliards de Fcfa et portait, entre autres, sur la mise en place de l'équipe du projet, l’acquisition des moyens matériels et financiers, l’élaboration et l’internalisation des outils de gestion, la réalisation des études de base, la signature des conventions avec les partenaires clés. Oumou Sall Seck a souligné que la mise en œuvre du PTBA 2024 a permis d’asseoir les bases du projet pour son opérationnalisation. Parmi les principales réalisations, elle a cité le recrutement et l’installation des équipes du projet au niveau national et régional, l’élaboration et l’internalisation des outils de gestion, l’élaboration des conventions de partenariat stratégique avec les services techniques et les partenaires clés, l’élaboration des termes de référence (TDR) pour les études de base et le recrutement des prestataires spécialisés.
Le projet a aussi fait l’état des lieux des jeunes financés et en attente de financement du précédent projet. Cependant, certaines activités n’ont pas pu être réalisées, en raison des difficultés rencontrées dans la mise en place du service de passation des marchés, a dit la ministre chargée de l’Entrepreneuriat, ajoutant que cette situation a freiné le démarrage du projet et impacté négativement l’exécution financière du PTBA 2024.
La cheffe du département en charge de l’Emploi a annoncé que le PTBA 2025 marquera le début des premiers investissements au profit des jeunes bénéficiaires et portera principalement sur la contractualisation avec les opérateurs spécialisés, la signature de conventions de partenariat stratégique avec les services techniques de l’État et les conseils régionaux, la mise en place d’un mécanisme de financement durable pour les jeunes.
Le PTBA 2025 sera également consacré, selon Oumou Sall Seck, à la formation technique et entrepreneuriale de 2.100 jeunes dont 40% de femmes, au financement et à l’accompagnement post-financement de 2.100 projets de jeunes dont 40% portés par des femmes, la formation par tutorat de 1.500 jeunes dont 40% de femmes, l’alphabétisation de 2.500 jeunes parmi lesquels 1.000 femmes… Afin de rattraper le retard accumulé et livrer rapidement les premiers résultats aux communautés rurales, en particulier aux jeunes, le ministre a instruit la coordination du projet de mettre en œuvre toutes les actions nécessaires.
Elle a exhorté le partenaire principal qui est le Fonds international de développement agricole (Fida) et les autres partenaires à accompagner le projet dans la mobilisation des ressources afin de combler le déficit de financement qui s’élève à plus de 23,563 milliards de Fcfa. Initié par le gouvernement du Mali et le Fida, le projet Fier II vise à promouvoir l’entreprenariat rural et l’intégration économique des jeunes dans les chaînes de valeurs agricoles et sous secteurs non agricoles. Sur une durée de 7 ans, il intervient dans les Régions de Koulikoro, Sikasso, Kayes, et Ségou et cibles 60.000 jeunes ruraux
Anne Marie KEITA
Les participants au Forum panafricain des médias (FOPAME 2026), tenu du 3 au 6 juin à Bamako sous le thème « Unir les voix, renforcer les liens entre les médias d'Afrique », ont adopté le samedi 6 juin 2026 l'« Appel de Bamako », un document stratégique plaidant pour une souveraineté narr.
Dans le cadre des travaux de la quatrième journée du Forum panafricain des médias (FOPAME), un panel consacré au thème « Médias et leadership féminin » a réuni, ce samedi 6 juin 2026, les professionnels des médias..
Les acteurs des médias et de la publicité africains ont appelé à une transformation profonde du modèle économique de la presse afin de faire face aux mutations technologiques, à la baisse des revenus publicitaires et aux difficultés structurelles du secteur..
Le développement de nouveaux formats audiovisuels, l’adoption de narratifs centrés sur les réalités africaines et le renforcement des capacités de vérification de l’information constituent des leviers essentiels pour construire une souveraineté informationnelle africaine, a déclaré jeud.
La formation des journalistes africains doit être renforcée et adaptée aux nouveaux défis de la guerre informationnelle afin de permettre au continent de produire ses propres récits et de réduire sa dépendance aux narratifs extérieurs, a déclaré jeudi Dr Fatoumata Fofana, Maître de confé.
Le journaliste Martin Faye, a appelé mercredi dans sa leçon inaugurale du FOPAME au CICB de Bamako à une transformation profonde du modèle économique et éditorial des médias africains, insistant sur la nécessité de renforcer leur souveraineté numérique..