L’annonce a été faite, hier à la direction nationale de l’Urbanisme et de l’Habitat. La rencontre a été présidée par le conseiller technique au ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population, Al-Mamoun Ag Moustafa, en présence de la coordonnatrice du Samac, Mariam Keïta, et du président de l’Ordre des architectes, Abdrahamane Filifin Sidibé.
Ce salon vise à promouvoir l’innovation architecturale, la valorisation des matériaux locaux, l’intégration des savoirs traditionnels, ainsi que l’engagement des professionnels du cadre bâti face aux défis climatiques, économiques et culturels contemporains. Espace de rencontres et de débats, le Samac réunira des architectes, des urbanistes, des ingénieurs et autres acteurs venus de notre pays et de la sous-région. Des expositions et des démonstrations techniques sont également prévues.
Prenant la parole, le président de l’Ordre des architectes dira que cette 1ère édition du Samac se veut un rendez-vous majeur de l’architecture, de la construction et de l’aménagement en Afrique de l’Ouest. Pour Abdrahamane Filifin Sidibé, l’Afrique est confrontée à des défis pressants d’ordre climatique, la pression démographiques, la crise du logement et la dégradation des ressources naturelles. Face à ces réalités, il expliquera qu’il est devenu urgent de repenser la manière d’habiter, de construire et d’aménager les territoires.
Abdrahamane Filifin Sidibé a encouragé l’utilisation des matériaux locaux, la promotion des techniques bioclimatiques, la valorisation des cultures constructives africaines et la mobilisation de la jeunesse pour penser et bâtir le Mali et le Sahel de demain. Avant de lancer un appel à tous les acteurs à faire du Samac le point de départ d’un mouvement national et régional pour un habitat digne et porteur de sens.
Le directeur national de l’Urbanisme et de l’Habitat s’est réjoui de l’organisation de cette 1ère édition qui est une dynamique fédératrice qui ambitionne de valoriser le métier d’architecte, promouvoir les innovations locales et créer des passerelles entre les acteurs publics, privés et académiques. Pour Mahamadou Ouologueme, le Samac 2025 incarne une volonté collective de construire une ville durable, inclusive et ancrée dans nos réalités culturelles.
De son coté, le conseiller technique au ministère de l’Urbanisme a rappelé que l’habitat a toujours été le reflet de l’identité culturelle de notre pays. Selon Al-Mamoun Ag Mustafa, du banco, des maisons traditionnelles du Sahel aux constructions en pierre du pays Dogon, chaque matériau, chaque forme et orientation raconte une histoire, exprime un mode vie et une adaptation intelligente à l’environnement. Aujourd’hui, reconnait-il, les modèles traditionnels sont mis à rudes épreuves, notamment par la croissance démographique rapide, l’urbanisation galopante, la rareté des ressources, le changement climatique et la vulnérabilité économique.
Face à cela, le conseiller technique a estimé que l’architecte malien ne peut plus être un simple concepteur de plans. Il doit devenir un médiateur culturel, mais aussi un acteur du changement et un innovateur engagé. Pour lui, l’architecture durable ne se limite plus à l’ajout des panneaux solaires ou à l’utilisation des matériaux recyclés.
Elle consiste à concevoir des espaces de vie qui respectent les équilibres naturels, minimisent les impacts environnementaux et favorisent le bien-être collectif. Les pays invités d’honneur pour cette première édition seront le Burkina Faso et le Niger.
Abdoul Karim COULIBALY
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